Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici notre sélection d'actualités concernant la biomasse et les filières vertes.

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2016/11/09

Le SYDEC 40 accompagne les collectivités landaises dans leur projet bois-énergie


Source : Bioénergies International



Le SYDEC 40 accompagne les collectivités landaises dans leur projet bois-énergie

Plaquettes forestières de pin maritime, photo Frédéric Douard

Plaquettes forestières de pin maritime, photo Frédéric Douard

Depuis le 1er janvier 2016, le Syndicat Départemental d’Équipement des Communes des Landes (SYDEC) propose aux collectivités un service de conseil en vue de développer le recours au bois-énergie, granulés et bois déchiqueté, pour répondre aux besoins de chauffage. Les avantages sont nombreux : coût du kWh le plus faible et le plus stable, aides financières pour les études et les investissements, développement économique des territoires grâce à la création d’emplois locaux et non délocalisables, utilisation d’une énergie renouvelable, réduction des émissions de gaz à effet de serre et valorisation de nos forêts locales.

Une animation bois énergie à l’écoute

Pour accompagner les collectivités landaises dans la réflexion et la mise en place de chaufferies et de réseaux de chaleur fonctionnant au bois énergie, un chargé de mission neutre et objectif est à votre disposition. Sa mission consiste à informer et sensibiliser sur cette filière, accompagner les projets collectifs tant sur le plan technique qu’administratif, de l’émergence du projet jusqu’à la réalisation de la chaufferie bois, soutenir la structuration de l’approvisionnement local en combustibles, assurer un suivi des installations en fonctionnement.

Cette animation s’adresse aux collectivités, qui lors d’un projet d’agrandissement, de construction ou de renouvellement de chaudière, souhaitent réfléchir à l’installation d’une chaudière automatique fonctionnant au granulés de bois ou au bois déchiqueté (plaquettes). Elle ne concerne pas les particuliers, qui bénéficient des conseils des

Espaces Info Energie

L’étude d’opportunité est gratuite. Passée cette étape, une participation de 850 € ou 1 250 € selon la spécificité de la collectivité (commune rurale/urbaine, EPCI…) sera toutefois demandée à celles qui souhaitent être accompagnées jusqu’à la fin du projet.

La mission d’animation bois énergie du SYDEC est soutenue financièrement et techniquement par le Conseil départemental des Landes, le Conseil régional d’Aquitaine et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME).

Téléchargez la plaquette d’information sur le bois-énergie (5 Mo)

Contact : Cyril MÉTOIS, chargé de mission bois-énergie – 06 07 33 68 15 – cyril.metois@sydec40.fr  – www.sydec40.fr


Atlas Bioénergie International 2016 des 1265 producteurs de bois déchiqueté


Source : Bioénergies International



Atlas Bioénergie International 2016 des 1265 producteurs de bois déchiqueté

Atlas 2016 Bioénergie International des producteurs de bois déchiqueté - Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Atlas 2016 Bioénergie International des producteurs de bois déchiqueté – Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

Cette cinquième mise à jour de l’atlas Bioénergie International des fournisseurs de bois déchiqueté rassemble les contacts de 1265 entreprises dont 1151 en France, 27 en Belgique, 84 en Suisse et 3 au Luxembourg.

Il existe de nombreux types de producteurs de plaquettes, qui font selon leurs moyens tout ou partie de la production, de l’abattage des arbres au stockage des plaquettes. Mais cet atlas essaye de recenser ceux qui sont en liaison directe avec la ressource et exclut normalement les négociants. On trouve ainsi des entrepreneurs de déchiquetage, des plateformes biomasse aux statuts variés, des scieries, des coopératives et gestionnaires forestiers, des groupements d’agriculteurs, des entreprises de recyclage, des fournisseurs d’énergie, des élagueurs, et désormais aussi des compostières qui extraient la partie ligneuse des déchets verts.

Dans la liste présentée dans ce numéro 45 de Bioénergie International, les producteurs sont triés par pays et classés par départements pour la France.

Dans la liste figurent également les équipements connus de ces producteurs. Ces informations ont été transmises par les constructeurs ou importateurs d’équipements. Pour d’autres, il s’agit d’informations transmises par les producteurs eux-mêmes, par les associations locales bois-énergie ou collectées sur les salons professionnels forestiers ou lors des nombreux reportages effectués par votre magazine tout au long de l’année.


2016/10/25

Les énergies renouvelables dans le droit de l’Union européenne


Source : Bioénergies International



Les énergies renouvelables dans le droit de l’Union européenne

Centrale de cogénération à la biomasse de Wittgenstein en Allemagne, photo RWE Innogy GmbH

Centrale de cogénération à la biomasse de Wittgenstein en Allemagne, photo RWE Innogy GmbH

En France comme en Allemagne, le cadre réglementaire du soutien aux énergies renouvelables est en constante évolution. Pour mieux comprendre ces développements, une analyse à la lumière des dispositions juridiques européennes semble indispensable. L’Office franco-allemand pour la transition énergétique publie à cette fin une note de synthèse intitulé Les énergies renouvelables dans le droit de l’Union européenne.

La note de l’OFATE donne un aperçu sur les dispositions réglementaires issues de l’Union européenne et explique l’influence de celles-ci sur le développement des systèmes de soutien en France et en Allemagne.

Télécharger le document dans l’espace adhérents (réservé aux adhérents) et lire l’article sur le site web de l’OFATE

Les personnes qui ne disposent pas encore d’un compte utilisateur peuvent s’inscrire sur enr-ee.com/fr/espace-adherent/inscription.html.

Pour toute question relative à ce document, n’hésitez pas à contacter Philipp Stavenhagen : Tél. : +49 (0)30 18 615 6332 – philipp.stavenhagen.extern@bmwi.bund.de


2016/10/21

Commercialisation directe du biogaz et flexibilisation de la production


Source : Bioénergies International



Commercialisation directe du biogaz et flexibilisation de la production

Unité de méthanisation et cogénération de Dienstedt en Allemagne, photo MT Energie

Unité de méthanisation et cogénération de Dienstedt en Allemagne, photo MT Energie

L’Office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE) organisait le 13 octobre 2016 une conférence sur le thème de la commercialisation directe du biogaz et la flexibilisation de la production. La manifestation a réuni près de 50 représentants de l’industrie, de la recherche et de l’administration.

Les discussions ont tourné autour des questions suivantes :

  • Comment fonctionne la commercialisation directe ?
  • Quels doivent-être les points d’attention spécifiques des exploitants dans ce domaine ?
  • Quelles sont les technologies prometteuses dans le domaine de la flexibilisation des unités de méthanisation ?
  • Quelles sont les approches actuelles pour moderniser les unités existantes (technologies de flexibilité, technologies de communication pour la commande à distance, etc.) ?
  • Quel est le niveau d’investissement nécessaire dans ce domaine ?

Voir l’ensemble des présentations (en anglais)


Un million de tonnes de bois en plus par an en France avec Dynamic Bois 2016


Source : Bioénergies International



Un million de tonnes de bois en plus par an en France avec Dynamic Bois 2016

Pile de chêne dans le massif des Landes de Gascogne, photo Frédéric Douard

Pile de chêne dans le massif des Landes de Gascogne, photo Frédéric Douard

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, avait lancée en février 2016 un second appel à manifestation d’intérêt (AMI) « DYNAMIC Bois » pour mobiliser plus de bois en France, alors que le pays peine à exploiter plus de 50% de son accroissement forestier annuel, bien loin derrière de nombreux autres pays européens.

19 projets ont été retenus en août 2016 dans l’ensemble des régions métropolitaines, pour un financement global à hauteur de 20 M€ dans le cadre du Fonds Chaleur géré par l’ADEME.

16 900 ha sont concernés par des actions d’amélioration des peuplements. Ces projets permettront également de mobiliser 1 million de tonnes de bois par an pour les chaufferies, du bois supplémentaire pour les matériaux et d’améliorer des peuplements pauvres, pour contribuer à l’adaptation de la forêt française au changement climatique.

Les éditions 2015 et 2016 des AMI « DYNAMIC Bois » permettent ainsi de soutenir une moyenne de trois projets par région pour un montant d’aide total de l’ordre de 55 M€. Ces projets, dont la mise en œuvre demande du temps, notamment pour le volet « amélioration des peuplements » feront l’objet d’un suivi attentif et de bilans intermédiaires réguliers permettant d’en dégager les principaux enseignements.

Ce retour d’expérience permettra de nourrir la pérennisation de cette démarche dont le financement sera à prévoir, notamment par l’intermédiaire des financements innovants prévus par le contrat du Comité Stratégique de la Filière Bois.

Pour rappel, l’édition 2015, lancée dans le cadre du Comité stratégique de la filière Bois, s’est traduite par le soutien apporté par le MEEM à 24 projets, soit un financement de 35 M€ provenant principalement du Fonds Chaleur géré par l’ADEME. Ces projets, répartis sur le territoire métropolitain, associent environ 200 acteurs de la filière bois et se traduisent notamment par la mise en œuvre d’actions d’amélioration des peuplements sur une superficie de 22 400 ha et un volume supplémentaire de bois pour alimenter les chaufferies du Fonds Chaleur de 2 millions de m3.

L’objectif de l’AMI « DYNAMIC Bois » est de favoriser une mobilisation accrue de la ressource en bois, dans le strict respect de la gestion durable de la forêt et d’une bonne articulation des usages (bois d’œuvre, bois industrie, bois énergie). Les projets collaboratifs menés dans ce cadre, à l’échelle des territoires, permettent de mieux exploiter et valoriser la forêt française, essentielle à la lutte contre le changement climatique, la transition énergétique et la préservation de la biodiversité.

Les financements du Fonds Chaleur géré par l’ADEME permettent d’animer une dynamique locale et collective tout en contribuant à l’acquisition de matériels et en finançant l’amélioration des peuplements.

Les lauréats de l’AMI DYNAMIC Bois 2016

Projet

Région

Porteur-coordinateur

 TAILFEU-12-81

Occitanie

Coop de France Midi Pyrénées

 AVENIR 01

 Auvergne-Rhône-Alpes

 Conseil départemental de l’Ain

 CASPER

 Nouvelle Aquitaine

 AFB

 PLURISYLVA

 Centre-Val de Loire

 Arbocentre

 PyC’En BOIS

 Occitanie

PETR Pays de Lourdes et des
vallées des gaves

 SYLVALIGNE

Ile-de-France

Loïc Brodut

 DYNACOB

Bretagne

 ABIBOIS

 ARBRE

 Normandie

PNR des boucles de la Seine

 Armo’bois

Normandie

Biocombustible SA

 PUISFORBE

 Bourgogne-Franche-Comté

CRPF Bourgogne

 Dynamic Arras

 Hauts-de-France

APEX

 MACOBOIS

 Grand Est

Valeur Bois

 VALORIBOIS

Nouvelle Aquitaine

CNPF Poitou Charentes

 MOBILISE

Nouvelle Aquitaine

GCF

 UrBoFor

Pays de la Loire

Atlanbois

 REMOBIO

 Grand Est

Agrivalor

 Sylv’Adour

Nouvelle Aquitaine

 CRPF

 DYNACORSEBOIS

Corse

Silvacoop

 BOIS+ 05

Provence-Alpes-Côte
d’Azur

Conseil départemental des Hautes Alpes


La filière française du bois de recyclage en manque cruel de chaufferies !


Source : Bioénergies International



La filière française du bois de recyclage en manque cruel de chaufferies !

La chaufferie Robin sur la plateforme chimique de Roussillon est l'une des rares chaufferies françaises à consommer du bois de classe B, photo SITA

La chaufferie Robin sur la plateforme chimique de Roussillon est l’une des rares chaufferies françaises à consommer du bois de classe B, photo SITA

Le tissu d’installations de collecte, de tri et de traitement des déchets, regroupé en France au sein du syndicat Federec, participe à la mutation actuelle de la société vers un modèle durable et local, tant d’un point de vue consommation de matières premières que de celui de la production d’énergie. Ces cinq dernières années, le marché du bois de recyclage a subi des évolutions considérables  en France en termes de collecte et de filières de valorisation. Les professionnels de la filière bois déchets font aujourd’hui face à une situation inédite et préoccupante de manque de débouchés pour leur matière, avec un risque, à termes, de limiter le recyclage du bois sur le territoire !

Les causes sont multiples et concernent autant l’amont que l’aval de la filière :

  • La collecte des déchets de bois a fortement cru, notamment du fait de la mise en place et de la montée en puissance de la Responsabilité Elargie du Producteur sur les Meubles, qui a mobilisé l’ensemble des parties prenantes de la filière. En parallèle, le tri à la source et l’amélioration des procédés dans les centres de tri contribuent à augmenter le recyclage et à mettre à disposition des industriels toujours plus de matières premières issues du recyclage.
  • Elles se valorisent principalement dans deux filières complémentaires : la filière matière auprès des fabricants de panneaux de particules et la filière énergie des chaufferies et chaudières bois.

La filière de fabrication des panneaux de particules, malgré d’importants investissements pour intégrer des matières premières de recyclage dans leur processus, est aujourd’hui saturée. Elle est en effet confrontée à une décroissance de la vente de meubles et de l’activité du bâtiment qui sont leurs principaux marchés. En outre, certains panneautiers ont subi des accidents ces derniers mois, qui ont conduit à des arrêts temporaires ou prolongés de production et donc des baisses de consommation de bois de recyclage.

La filière bois-énergie quant à elle est aujourd’hui également saturée car trop peu développée. En effet, la valorisation énergétique des bois de recyclage est aujourd’hui sous-dimensionnée en France par rapport à la quantité de bois de recyclage disponible.

Pour ces raisons, structurelles ou exceptionnelles, le marché est et restera à court et moyen terme saturé, les solutions de valorisation étant saturées (bois matière) ou trop peu nombreuses (bois-énergie) pour absorber l’ensemble de la production française de bois de recyclage.

Les entreprises de recyclage sont donc dans l’obligation d’envisager des exportations massives de combustibles vers des pays européens mieux équipés (mais aujourd’hui également bien saturés). La France contribue ainsi aux objectifs nationaux de consommation d’énergie renouvelable de ses voisins, plutôt qu’aux siens, en sous-utilisant une énergie 100% renouvelable et disponible !

Aujourd’hui, les entreprises françaises du recyclage, à court de solutions, ont alerté le Ministère de l’Environnement sur les risques que présentent les sur-stocks dans leurs exploitations. Compte tenu de l’urgence, elles estiment que la responsabilité de l’Etat pourrait être engagée en cas d’accident. En outre, le moment arrive où les exploitations ne pourront plus assurer les enlèvements dans les déchèteries des collectivités. Dans ce cas, les déchetteries engorgées du fait de l’arrêt des évacuations, seraient contraintes de refuser leur accès durant une période indéterminée.

Parallèlement, FEDEREC travaille activement à des solutions de long terme permettant de développer les filières de valorisation matière et énergétiques permettant une exploitation plus performante de la matière première de recyclage issue de bois B.

Il est donc devenu urgent en France de monter de nouvelles chaufferies industrielles et collectives capables de valoriser les bois de recyclage de classes A et B, afin d’éviter un grand gaspillage de combustible et de progresser vers une transition énergétique effective.

Contact : FEDEREC, 101, rue de Prony – 75017 Paris – 01 40 54 01 94 – accueil@federec.com


2016/10/19

Fiches recommandations pour l’approvisionnement en biomasse agricole des sites de méthanisation et combustion


Source : Biomasse-territoire.info



Fiches recommandations pour l’approvisionnement en biomasse agricole des sites de méthanisation et combustion

Le RMT Biomasse & territoires publie dans le cadre de son axe de travail sur la Connaissance de la ressource des fiches de recommandations où sont mis en évidence les points de vigilance à prendre en compte dans l’établissement des approvisionnements de projets territoriaux.

Deux fiches, consultables suivant les liens ci-dessous, ont été rédigées avec l’appui d’experts sur les approvisionnements :

Ces recommandations portent sur la disponibilité de la ressource, le plan d'approvisionnement, la qualité et la stabilité de la ressource et le retour au territoire.

Une cartographie des sites de valorisation permet de visualiser par région les projets en fonctionnement.


2016/10/07

Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine


Source : Bioénergies International



Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Première région forestière de France, la région Nouvelle Aquitaine soutient le développement de la filière bois-énergie. Pour cela, au-delà d’une volonté de mobilisation de la ressource, la Région souhaite valoriser la ressource forestière en énergie. Aussi, l’objectif est de soutenir financièrement les chaufferies bois plaquettes ou granulés, avec ou sans réseau de chaleur, consommant moins de 100 tonnes équivalent pétrole par an, et approvisionnés par les filières locales. Les projets de chaufferies consommant plus de 100 tonnes équivalent pétrole sont quant à elles éligibles au Fonds Chaleur.

Cet appel à projets s’adresse à toutes cibles confondues hors Particuliers, Collectivités de plus de 30 000 habitants, État, établissements publics d’État, Établissements d’enseignement privé.

Pour bénéficier des aides de cet appel à projets, les conditions suivantes sont requises :

la réalisation d’une étude de faisabilité préalable à l’investissement (selon le cahier des charges de l’ADEME),

  • une puissance minimale de 30 kW,
  • la chaudière bois devra délivrer une énergie sortie chaudière inférieure ou égale à 100 TEP par an (soit environ 1.163 MWh thermique /an) pour être éligible. En point de repère pour le maître d’ouvrage, la puissance bois installée devra donc être inférieure à 700 kW thermique installée pour respecter ce seuil de production d’énergie,
  • le rendement thermique à puissance nominale des chaudières bois devra être > à 85% (selon engagement contractuel ou documentation constructeur relatif au modèle),
  • la densité thermique du réseau de chaleur (quantité de chaleur livrée ramenée à la longueur du réseau) devra être > 600 kWh/mètre linéaire de réseau,
  • la ressource en bois contractualisée devra être située au plus près de l’installation et à minima dans la nouvelle région (région forestière) ou dans un département limitrophe. La ressource en plaquettes devra être issue d’une exploitation forestière ou bocagère. Le rayon d’approvisionnement (lieu de coupe et de stockage) sera au maximum de 300 km du lieu d’utilisation pour veiller à la lutte contre le changement climatique. L’approvisionnement ne pourra en aucun cas faire appel à des cultures énergétiques à destination de l’alimentation humaine ou animale,
  • Sont exclues les chaudières fonctionnant au bois bûche.

Documents à télécharger :

Prochaines dates de dépôts des candidatures :

  • 15 décembre 2016,
  • 16 mars 2017.

Contacts :


2016/10/06

La Nouvelle-Aquitaine confirme son engagement pour la méthanisation


Source : Bioénergies International



La Nouvelle-Aquitaine confirme son engagement pour la méthanisation

Capter Méthanisation à Saint Varent dans les Deux Sèvres, photo Méthanéo

Capter Méthanisation à Saint Varent dans les Deux Sèvres, photo Méthanéo

La délibération commune des trois anciennes régions votée en juin 2015 constitue un socle solide pour poursuivre une politique dynamique de développement de la méthanisation en Nouvelle Aquitaine. La nouvelle Région se fixe pour cela plusieurs objectifs ambitieux, dont celui d’atteindre une production de 2 300 GWh par an à l’horizon 2020, soit l’équivalent du chauffage annuel d’environ 330 000 maisons individuelles de 100 m². 
La Région est présente à plusieurs niveaux : accompagnement technique et méthodologique des porteurs de projets, partage du retour d’expériences, assistance technique, mise en relation avec des experts ou investisseurs, soutien financier et appels à projets incitatifs, participation au fonds d’investissement régional Terra Energies…

Terra Energies est un fonds public-privé d’investissement de 8,2 millions d’euros consacré aux projets d’énergie renouvelable. Méthanisation, éolien, biomasse, photovoltaïque, hydroélectricité, énergies marines… : il pourra intervenir dans tous ces domaines comme dispositif complémentaire aux aides à l’investissement.

Les chiffres de la méthanisation en Nouvelle Aquitaine

  • 27 sites en fonctionnement (en incluant la nouvelle unité de la Baie des Champs inaugurée en octobre 2016) réparties sur l’ensemble du territoire. Une seule réalisation d’injection bio méthane (sur l’antenne de Bordeaux).
  • 14 sites en construction
  • 66 projets (de toute taille) en phase avancée de développement (post étude de faisabilité)
  • sur les 107 projets et réalisations, 30 projets sont en injection réseau de gaz naturel (GRDF , GRT, régie locales…).

Carte des unités de méthanisation agricole et territoriale en service en Nouvelle Aquitaine en 2015 - Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Carte des unités de méthanisation agricole et territoriale en service en Nouvelle Aquitaine en 2015 – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Contacts :

  • Antenne de Poitiers, Maison de la Région : Gilles BERTONCINI – 05 49 55 77 00 – g.bertoncini@laregion-alpc.fr
  • Antenne de Limoges, Maison de la Région : Carine LASBRUGNAS – 05 55 45 19 00 – c-lasbrugnas@laregion-alpc.fr
  • Antenne de Bordeaux, Hôtel de Région : Julie MICHEL et Florence DOSTES – 05 57 57 80 00

Pour en savoir plus : www.laregion-alpc.fr


EPLAGRO 55 : formation "méthanisation / biogaz"


Source : InfoEcoLorraine



Cette formation unique en France, d’une durée d’un an, est composée de 6 unités d’enseignement dans lesquelles sont enseignées successivement

  • la mise en place d’un projet de méthanisation,
  • la conduite biologique d’un digesteur,
  • les aspects logistiques liés aux substrats,
  • la maintenance et l’entretien du méthaniseur,
  • les débouchés et la commercialisation du biogaz et la valorisation du digestat
  • les aspects économiques.

Télécharger la plaquette formation

Chaque unité d’enseignement a une durée de 2 semaines et alterne avec des périodes en entreprise (unité de méthanisation existante ou en projet). 

Télécharger le calendrier prévisionnel

Ce diplôme s’adresse à des conducteurs futurs ou actuels d’unités de méthanisation et agents assurant le suivi et la maintenance de méthaniseurs mais aussi à tout métier ayant un lien avec la méthanisation (bureau d’étude, banque, …). 

Il est ouvert à des étudiants et demandeurs d’emploi en bac + 2 mais aussi à des salariés ou chefs d’entreprise (agriculteurs, …) désirant suivre totalement ou partiellement 1 ou plusieurs modules selon leurs besoins. 

Télécharger la plaquette de formation par module

Pour avoir plus d'informations sur la méthanisation, n'hésitez pas à consulter nos rubriques :

Pour vous inscrire, avoir un rendez vous ou des renseignements : Cliquez ici 
 

FOCUS : des possibilités de formations courtes à la carte …

Pour des personnes désirant acquérir des compétences spécifiques il est également possible de participer à des stages de 1, 2 ou 3 jours (exemple : construire son agrément sanitaire) 

Pour tous renseignements :


2016/10/05

Enercoop autorisée à gérer les contrats d'achat d'électricité renouvelable


Source : Actu-Environnement



Enercoop autorisée à gérer les contrats d'achat d'électricité renouvelable

Enercoop est autorisée à gérer des contrats d'achat d'électricité renouvelable, mettant fin au monopole d'EDF et des entreprises locales de distribution.

La coopérative espère enregistrer les premiers transferts de contrat dès janvier 2017.


2016/0915

13-14 octobre 2016, convention d’affaires des bioénergies à Rennes


Source : Bioénergies International



13-14 octobre 2016, convention d’affaires des bioénergies à Rennes

Convention d'affaire de Lille en 2015, photo Frédéric Douard

Convention d’affaire de Lille en 2015, photo Frédéric Douard

Biogaz Vallée® et le Pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources (IAR) allient leurs forces et leurs réseaux avec Bretagne Éco-Entreprises et le Cluster écoorigin pour organiser leur convention d’affaires à Rennes. Après Troyes puis Lille, cette quatrième édition fait étape à Rennes et s’étend aux synergies entre bioénergies : méthanisation, gazéification, combustion, cogénération et injection ! Parrainée par la Région Bretagne, la manifestation est organisée avec le soutien de partenaires de premier plan : Abibois, l’ADEME, AILE, Bioénergie International, les Chambres d’Agriculture de Bretagne, la CCI de Rennes, le Département de l’Aube, ENGIE.

La Convention d’Affaires des Bioénergies est soutenue par deux acteurs majeurs engagés dans le développement de la filière : Crédit Mutuel de Bretagne et GRDF.

Faites le plein de contacts et de solutions ! Cette quatrième édition à Rennes s’étend aux synergies entre méthanisation, gazéification, combustion, cogénération et injection. Vous êtes porteur de projet ou exploitant de site à la recherche de solutions ? Inscrivez-vous ; c’est gratuit pour vous !

UN PROGRAMME RICHE

  • Des rendez-vous d’affaires sur 2 jours, complétés par des temps de networking et de convivialité, dont un dîner de gala
  • Des tables rondes attractives : « Les nouveaux leviers de rentabilité de votre projet » le 13 oct. – « Développer les synergies biomasse / biogaz : les clés du succès » le 14 oct.

UN SUCCÈS CROISSANT

  • 2014 à Troyes : 400 rdv d’affaires, 133 participants
  • 2015 à Lille : 550 rdv d’affaires, 160 participants

Dates et horaires :

Jeudi 13 octobre 2016

  • 13h30 à 14h30 : Accueil des participants et recueil des vœux pour les rendez-vous d’affaires
  • 14h30 à 16h00 : Table ronde « Les nouveaux leviers de rentabilité de votre projet »
  • 16h00 à 16h30 : Pause
  • 16h30 à 18h30 : Rendez-vous d’affaires (jusqu’à 6 rendez-vous de 15 min chacun)
  • 18h30 à 20h00 : Temps libre ou visite guidée de Rennes (inscription sur place – nombre de places limité)
  • 20h00 à 23h30 : Dîner de gala et de networking

Vendredi 14 octobre 2016

  • 08h30 à 09h30 : Accueil des participants et recueil des vœux pour les rendez-vous d’affaires
  • 09h30 à 11h00 : Table ronde « Développer les synergies biomasse / biogaz : les clés du succès »
  • 11h00 à 11h30 : Pause
  • 11h30 à 13h30 : Rendez-vous d’affaires (jusqu’à 6 rendez-vous de 15 min chacun)
  • 13h30 à 14h30 : Clôture de l’événement, ponctuée par un cocktail déjeunatoire

Evénement limité à 200 participants !

Téléchargez le pré-programme

Convention d'affaire de Lille en 2015, photo Bioénergie International

Convention d’affaire de Lille en 2015, photo Bioénergie International

Porteurs de projets  

Producteurs de déchets organiques, utilisateurs d’énergies, de matières fertilisantes, portant un projet bioénergie, issus des marchés : Agriculture, Collectivités locales, Agro-alimentaire, Distribution et Restauration, Transports…

Participation gratuite
Toute demande d’inscription en qualité de porteur de projet fera l’objet d’un entretien personnalisé pour qualifier le projet et valider la participation à titre gracieux.

Fournisseurs

Bureaux d’études, développeurs, constructeurs, fabricants, équipementiers, financeurs, assureurs, prescripteurs… forts de savoir-faire dans les bioénergies : Méthanisation – Biogaz – Gazéification – Combustion – Cogénération – Injection biométhane

Tarifs pour toute la manifestation :

  • Participation gratuite pour les porteurs de projets et les exploitants de site à la recherche de solutions (sur validation des organisateurs)
  • 120 € HT (144 € TTC) pour les membres de Biogaz Vallée®, de Bretagne Éco-Entreprises, du Cluster écoorigin et du Pôle IAR
  • 240 € HT (288 € TTC) pour les non membres
  • Possibilités de tarifs à la journée : à partir de 48 € HT (57,60 € TTC) pour les membres (Biogaz Vallée®, de Bretagne Éco-Entreprises, du Cluster écoorigin et du Pôle IAR) / 96 € HT (115,20 € TTC) pour les non membres

Pré-inscription en ligne

Contacts :


2016/09/27

Bois Energie – 30 mars au 02 avril 2017 – Limoges


Source : Bioénergies International



Bois Energie – 30 mars au 02 avril 2017 – Limoges

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Le Salon Bois Energie est le seul salon en France dédié à la filière complète du bois-énergie. C’est l’événement précurseur pour le chauffage au bois.

Se déroulant en 2017 à Limoges et accueillant dors et déjà 20 pays, le Salon Bois Energie est le rendez-vous événement de la filière entière bois-énergie en France.

Limoges est un lieu central pour le Sud-Ouest et le Centre de la France qui est fortement impliqué pour le bois-énergie :

  • 60% de la surface boisée cultivée
  • 50% des chaufferies industrielles, agricoles, réseaux de chaleur et cogénérations
  • 50% des producteurs de plaquettes, granulés
  • 40% de la population française

Le Format du Salon 2017 :

A la demande générale, le Salon Bois Energie revient à son format d’origine l’année prochaine, soit deux journées professionnelles (jeudi/vendredi) et deux journées grand public (samedi/dimanche).

Dates détaillées du Salon Bois Energie 2017 :

30-31 mars : Industrie et Collectivités

30 mars – 02 avril: Chauffage Domestique, Exploitation Forestière, Combustibles bois

Cet événement exceptionnel est connu pour rendre le bois-énergie vivant – poêles et cheminées en fonctionnement à l’intérieur, démonstrations de machines de production de combustibles en extérieur, exposants venant de toute l’Europe, conférences, et prix de l’innovation.

Un grand nombre d’innovations sont dévoilées à l’occasion du Salon Bois Energie, offrant un aperçu des tendances futures du bois-énergie… et le Concours de l’Innovation qui se tient au cours de l’événement identifie et récompense les plus innovants de ces produits et services.

L’édition 2017 c’est :

plus de 400 exposants et sociétés représentées, provenant de 20 pays

  • équipement forestier, production et distribution de combustibles bois, industrie et collectivités locales, chauffage domestique,…

  • Plus de 15 000 visiteurs attendus (professionnels et particuliers)

Inscription visiteur : à l’approche de l’événement, les visiteurs auront la possibilité de s’inscrire en ligne pour obtenir un badge électronique permettant l’entrée gratuite, les 4 jours du salon.

Pour en savoir plus: www.boisenergie.com

Lieu: Parc Expositions, Limoges

Organisateurs:

BEES BioEnergie Evénements et Services

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2016/09/26

Les déchets comme ressources des filières industrielles


Source : Actu-Environnement



Les déchets comme ressources des filières industrielles

Trois spécialistes en R&D présentent leur vision de l'économie circulaire qui doit reposer, pour assurer sa performance, sur une adéquation entre production de déchets et débouchés dans des filières de valorisation, à l'instar de matériaux tels que le verre, le plastique et le bois.

Marie-Amélie MARCOUX, Perrine VINCENT et François THERY

Respectivement ingénieures d'études et de recherche chez Ecogeos et Chercheur expert Management durable des déchets industriels, Vice président de l’association Record.


Face à la prise de conscience du caractère non renouvelable des ressources, l'idée d'économie circulaire est devenue un projet politique : infléchir un changement de modèle économique permettant la préservation des ressources par une optimisation de leur utilisation et une valorisation des déchets. Dans ce cadre, l'approche courante de la gestion des déchets consiste à prévenir leur production et à favoriser la part d'entre eux qui suit une voie de valorisation plutôt que l'élimination. Considérant les déchets comme des ressources potentielles pour le secteur industriel, l'association RECORD (Réseau coopératif de recherche sur les déchets et l'environnement) a souhaité montrer l'importance et l'intérêt d'une approche complémentaire, qui consiste à promouvoir l'adéquation déchets-filières.

Une démarche pour élargir les perspectives de valorisation des déchets

La démarche vise à interroger deux maillons de l'économie circulaire :

  • au niveau des déchets : quel déchet pourrait être utilisé dans une filière industrielle donnée en remplacement d'une matière première ?
  • au niveau des ressources utilisables dans une filière industrielle : quelles sont les conditions d'entrée d'une ressource dans la filière ?

Cette démarche consiste alors à vérifier, au cours d'un processus itératif, l'adéquation entre les caractéristiques du déchet et les contraintes à respecter pour l'acceptation en entrée de filière. Ceci nécessite d'une part la maîtrise du processus de caractérisation (axe 1), d'autre part l'identification des conditions d'acceptation en entrée de filière (axe 2).

Ceci conduit à porter une grande attention au déchet du point de vue de sa part valorisable, même s'il demeure essentiel de prendre en compte la présence d'éventuels indésirables, pour le procédé envisagé et l'environnement.

Stratégies pour intégrer les déchets en tant que ressources dans les filières industrielles

Démarche pour intégrer les déchets en tant que ressources dans les filières industrielles - Retour d'expérience au niveau de huit filières industrielles

Cette démarche se heurte à plusieurs difficultés : la disparité des contraintes d'acceptation qui concernent des domaines très divers, la disparité et la dispersion des informations disponibles relatives aux conditions d'entrée au sein des filières industrielles, enfin les acteurs, nombreux et de corps de métiers variés, qui n'ont pas forcément l'habitude de travailler ensemble et peuvent avoir de ce fait une vision restreinte des conditions de valorisation.

Pour pallier ces difficultés, l'association RECORD a recensé les informations existantes et leur mise à disposition à ceux qui le souhaitent à travers une base de données disponible sur le site www.record-net.org/caravade/.
En complément, cette démarche a été appliquée à huit filières couvrant des domaines variés (déchets organiques, minéraux, dangereux ou non…), présentant des disparités en termes de maturité (filières historiquement implantées, filières récentes), et représentatives de différents types d'objectifs de valorisation :
• Pour le recyclage : la fabrication de verre à partir de matière première recyclée et la fabrication de plastique à partir de matière première recyclée ;
• Pour la valorisation matière de déchets organiques : l'utilisation de coproduits et déchets de bois dans l'industrie du bois ainsi que la régénération de solvants ;
• Pour la valorisation matière de déchets minéraux : l'utilisation de matériaux de substitution en techniques routières et en cimenterie ;
• Pour la valorisation énergétique : l'utilisation de combustibles de substitution en cimenterie et la méthanisation de déchets organiques.

Pour chacune de ces filières, l'ensemble des critères prévalant pour l'acceptation ou au contraire le refus des matières au sein d'une filière donnée a été répertorié. De ce travail, deux enseignements importants ressortent.

Un accès à l'information variable en fonction du degré d'organisation des filières industrielles

Tout d'abord, selon le degré d'organisation des filières industrielles, la recherche se heurte à des enjeux et des problématiques différents, notamment en termes d'accès à l'information. Pour les filières bien implantées et organisées, il existe des cahiers des charges d'acceptation largement diffusés : les paramètres régulant l'admission du calcin dans les unités de fabrication de verre d'emballage, par exemple, sont bien définis. Pour autant, l'industrie verrière étant fortement concurrentielle, une partie des informations techniques demeure confidentielle : cahiers des charges et systèmes de qualité spécifiques qui ne sont pas libres d'accès.
Bien souvent, les critères d'acceptation issus de l'expérience des industriels ne sont pas formalisés et aucune procédure organisée ou réglementée n'est disponible. C'est le cas de la valorisation des déchets en cimenterie pour lesquelles aucun référentiel national ni guide technique n'est disponible sur le sujet. Concernant les matériaux plastiques, les paramètres et valeurs seuils d'admission sont établis dans des procédures internes, non extrapolables d'une unité de recyclage à l'autre.

Des types de critères d'admission variables selon les filières industrielles

En outre, les types de critères pour l'admission des déchets et leur importance varient selon les filières industrielles. Du point de vue réglementaire, les installations présentent souvent une liste positive de déchets admissibles qui est assortie dans certains cas de quantités annuelles à ne pas dépasser et de seuils de composition en substances indésirables et/ou polluantes (exemples : cimenteries, installations de régénération de solvants, unités de méthanisation). Ces contraintes réglementaires sont en général axées sur le caractère possiblement polluant d'un déchet.

Mais au-delà de ces exigences réglementaires, des contraintes souvent plus strictes, essentiellement techniques, sont fixées par les industriels eux-mêmes en fonction des risques de remise en cause de la qualité des produits finis ou de détérioration des équipements industriels. 
• Pour certaines filières, comme la valorisation en cimenterie, ces critères techniques sont nombreux mais peuvent être évalués assez aisément. Les matériaux alternatifs peuvent être utilisés de deux manières – en tant que matériaux de substitution au cru ou comme combustible de substitution – et les critères d'acceptation et les valeurs seuils associées ne sont pas forcément les mêmes. 
• Pour d'autres filières telles que la valorisation matière du bois, des critères de réintégration des coproduits et résidus existent mais n'ont pas fait l'objet à ce jour d'une diffusion large de la part de la profession.

Les critères économiques sont également souvent déterminants. Ainsi, la rentabilité d'une opération est évaluée à travers différents paramètres. En cimenterie, plus le pouvoir calorifique inférieur (PCI) d'un déchet est élevé, plus sa valorisation énergétique est rentable. De même, bien que tout solvant soit régénérable du point de vue technique, c'est le cours du marché qui détermine principalement l'intérêt d'une telle opération. Enfin, alors que le recyclage des matières plastiques est souvent perçu comme une industrie coûteuse et difficilement rémunératrice, certaines entreprises sont cependant parvenues à faire du recyclage des plastiques une activité rentable, et ce malgré la brusque chute du cours du pétrole depuis l'été 2014 qui met en difficulté la filière.

D'autre part, l'accessibilité géographique des gisements de déchets peut constituer un critère d'acceptation. L'approvisionnement en matières premières est en l'occurrence un paramètre clé pour évaluer la faisabilité d'un procédé de méthanisation : la quasi-totalité du gisement d'une unité territoriale doit être située dans un périmètre réduit, cette unité ne doit pas dépendre d'un seul apport extérieur et ces approvisionnements extérieurs doivent être sécurisés. La dimension sociétale peut enfin entrer en jeu, comme c'est le cas pour le recyclage des plastiques dans la mesure où l'acceptabilité des produits fabriqués à partir de matière recyclée est souvent prise en considération.

Une démarche à étendre à d'autres filières ?

Ce travail a montré la pertinence et l'utilité de la démarche de recherche d'adéquation entre déchets et filières industrielles. RECORD a donc souhaité diffuser ces monographies parmi les acteurs des filières concernées, pour qu'elles puissent être utilisées en vue de l'intégration effective de quantités plus importantes de déchets dans l'économie. Ainsi, l'ensemble des résultats a été publié dans un ouvrage collectif, réalisé sous la supervision de tuteurs RECORD et qui rassemble les contributions d'auteurs d'horizons variés (industriels, enseignants-chercheurs et ingénieurs). Par cette contribution, RECORD espère attirer l'attention des professionnels et décideurs public sur cette démarche, qui gagnerait probablement à être appliquée à d'autres filières industrielles.

Avis d'expert proposé par Marie-Amélie MARCOUX, Perrine VINCENT et François THERY


Biogaz Europe – 25 et 26 janvier 2017 – Rennes


Source : Bioénergies International



Biogaz Europe – 25 et 26 janvier 2017 – Rennes

BiogazEurope-2017-2lignes_8@72

BiogazEurope-2017-2lignes_8@72

Biogaz Europe, désormais dans sa 7ème édition, a été le premier événement dédié au biogaz créé pour le marché français, et à chaque édition, il a eu pour mission première d’aider le marché français du biogaz à gravir les étapes.

Rennes 2017 offre un rendez-vous inédit et complet pour la filière biogaz française, avec un double attrait pour les secteurs agricoles et du traitement de l’eau car, pour la première fois, Biogaz Europe sera couplé avec le plus gros évènement français sur l’eau et son traitement, le Carrefour des Gestions Locales de L’Eau.

La complémentarité se trouve dans les liens naturels existant entre les technologies et acteurs du traitement de l’eau et de la méthanisation.

D’autre part, Rennes est un emplacement stratégique reconnu pour le secteur agricole français, et la préfecture de la région Bretagne. Il se situe également au coeur du Grand Ouest, la région la plus prometteuse pour le biogaz.

Dans la perspective de la prochaine édition, nous prévoyons :

  • Plus de 200 exposants internationaux et marques représentées
  • 7000-8000 visiteurs professionnels attendus : agriculteurs, professionnels de l’agro-industrie et du traitement des eaux, collectivités locales et décideurs, porteurs de projets etc.
  • un programme riche comprenant des conférences, visites techniques, rendezvous d’affaire, concours de l’innovation…

Inscription visiteur : à l’approche de l’événement, les visiteurs auront la possibilité de s’inscrire en ligne pour obtenir un badge électronique permettant l’entrée gratuite à Biogaz Europe ainsi que le Carrefour de l’Eau, les 2 jours du salon.

Pour en savoir plus: www.biogaz-europe.com

Lieu : Parc des Expositions, Rennes

Organisateurs : BEES – BioEnergie Evénements et Services
Email : biogaz-europe@bees.biz
Tél : +33 (0)3 84 86 89 30 Fax: +33 (0)9 74 76 05 59


2016/09/23

Etude de disponibilité en bois pour l’énergie et les matériaux en France, à l’horizon 2035


Source : Biomasse-territoire.info



Etude de disponibilité en bois pour l’énergie et les matériaux en France, à l’horizon 2035

En 2015, l'IGN et le FCBA ont réalisé une évaluation à l'échelon national des disponibilités en bois d'origine forestière et populicole pour l'industrie et l'énergie à l'horizon 2035.

Cette étude a été financée par l'ADEME, par l'IGN et par la COPACEL. Les acteurs de la filière ainsi que les ministères de l'agriculture et de l'écologie ont été associés aux différentes étapes de ce travail prospectif.

Consultez la publication.


2016/09/20

Les 10 nouvelles chaufferies industrielles à biomasse de l’AAP BCIAT 2016


Source : Bioénergies International



Les 10 nouvelles chaufferies industrielles à biomasse de l’AAP BCIAT 2016

La chaufferie de Bonilait Protéines à Saint Flour, photo Frédéric Douard

La chaufferie de Bonilait Protéines à Saint Flour, photo Frédéric Douard

L’arrêté du 24 avril 2016 pris par Ségolène Royal pour fixer les nouveaux objectifs de développement des énergies renouvelables en France prévoit d’augmenter de 21 % la production de chaleur à partir de biomasse d’ici 2023. L’appel à projets BCIAT 2016 permet de soutenir 10 nouvelles installations portant à 120 le nombre d’opérations réalisées ou en cours depuis 2009.

Aujourd’hui, avec 66 installations en fonctionnement, la production thermique annuelle à partir de biomasse est supérieure à 330 000 tep. Elle devrait atteindre 500 000 tep en 2018 avec la réalisation des projets en cours.

*déterminé à partir des facteurs d’émission de la base carbone (www.bilans-ges.ademe.fr)

*déterminé à partir des facteurs d’émission de la base carbone (www.bilans-ges.ademe.fr)

La moitié des projets retenus sont directement liés au développement des industries de la filière bois. L’approvisionnement de leur chaufferie sera principalement assuré en autoconsommation des sous-produits générés.

D’autres projets permettront de valoriser énergétiquement des déchets de bois mais également les sous-produits industriels générés par l’activité de l’entreprise, comme Saica Paper dans le domaine du papier – carton, par exemple.

Liste des projets lauréats de l’Appel à projets BCIAT 2016

Focus sur 4 projets lauréats

AIRBUS aux Mureaux (Yvelines)

Programme Ariane 6 / secteur tertiaire privé
Leader spatial européen, « AIRBUS Defence and Space » développe une majeure partie de ses activités sur le site des Mureaux situé dans les Yvelines (78). Le site mène depuis 2006 de nombreuses actions d’efficacité énergétique. En 2013, le site s’est équipé d’une première chaufferie bois financé par le Fonds Chaleur (BCIAT 2011). Le projet 2016 permettra de répondre à l’accroissement des besoins liés aux bâtiments du programme Ariane 6 (128 000 m2 soit 625 000 m3).

  • Puissance biomasse : 1,6 MWth (+0,4 MW condenseur).
  • Chauffage et déshumidification (eau chaude basse température).
  • Taux de couverture biomasse : 88%.

CODEMA à Changé (Mayenne)

Autonomie énergétique pour la déshydratation de luzerne / secteur agricole

La coopérative (750 adhérents) assure chaque année la production d’environ 28 000 tonnes de produits déshydratés dont 17 000 tonnes de luzerne, 10 000 tonnes de maïs et 1 000 tonnes de produits divers (graminées, marc de pommes…). Le projet permet de substituer le gaz propane et de répondre aux besoins générés par l’augmentation de la production.

  • Puissance biomasse : 17 MWth ;
  • Four biomasse (400°C) / sécheur à tambour.
  • Taux de couverture biomasse : 100 %.
  • 17 000 tonnes de biomasse (60 % bois et 40 % miscanthus en autoconsommation).

GARNICA PLYWOOD à Samazan (Los et Garonne)

Accroissement d’activité / industrie du bois

Face à la demande croissante du marché de panneaux de contreplaqué, le Groupe GARNICA a ouvert en 2008 une nouvelle unité dans le Sud-Ouest de la France. Cette usine fabrique aujourd’hui plus de 60 000 m3/an de placages de peupliers, à comparer avec l’objectif initial de 40 000 m3/an.

Le groupe souhaite augmenter la production pour atteindre 100 000 m3/an.

  • Puissance biomasse : 9 MW (8,1 MW existant).
  • Production thermique : 4 953 tep/an supplémentaires (4 589 tep/an aujourd’hui).
  • Taux de couverture biomasse : 100 %.
  • Plus de 50 % en autoconsommation.

SAICA PAPER à Venizel (Aisne)

Valorisation des déchets de bois et des sous-produits industriels / industrie papetière

Groupe présent dans 7 pays européens à travers 100 sites de production (14 en France). SAICA PAPER France est l’un des 4 sites européens d’emballages en carton ondulé (100 % recyclés). La capacité de production du site est de 250 000 tonnes par an (60 % France). L’objectif du projet biomasse est de réduire la facture énergétique annuelle de l’usine (environ 11 millions d’euros) et de valoriser les 25 000 tonnes de sous-produits de processus générés annuellement qui sont aujourd’hui orientés en centre d’enfouissement.

  • Puissance biomasse : 44 MWth.
  • Vapeur (350°C / 35 bars).
  • Taux de couverture biomasse : 89 %.

Pour en savoir plus :


Bilan des chaufferies industrielles à biomasse des AAP BCIAT 2009 à 2016


Source : Bioénergies International



Bilan des chaufferies industrielles à biomasse des AAP BCIAT 2009 à 2016

Chaufferie de Dislaub à Buchères, photo Ademe

Chaufferie de Dislaub à Buchères, photo Ademe

L’objectif des appels à projets Biomasse Chaleur Industrie Agriculture Tertiaire (BCIAT) est le développement d’installations industrielles, agricoles et tertiaires assurant une production énergétique à partir de biomasse, couplées ou non à d’autres énergies renouvelables ou de récupération. Aujourd’hui, avec 66 installations en fonctionnement, la production thermique annuelle à partir de biomasse est supérieure à 330 000 tep. Elle devrait atteindre 500 000 tep en 2018 avec la réalisation des projets en cours.

Les secteurs d’activité concernés depuis 2009 sont variés. Le secteur le mieux représenté est l’agroalimentaire avec 47 projets (dont 20 laiteries) et une production énergétique à partir de biomasse supérieure à 250 000 tep/an suivi par le secteur du papier carton (200 000 tep/an) et l’industrie du bois et de la granulation (80 000 tep/an).

Secteurs d'activités des lauréats BCIAT de 2009 à 2016

Secteurs d’activités des lauréats BCIAT de 2009 à 2016

Le combustible biomasse principalement utilisé en 2016 reste la plaquette forestière mais la part des produits bois en fin de vie et des déchets de bois traités et souillés progresse et devrait encore augmenter dans les prochaines années avec les projets BCIAT retenus depuis 2015.

Consommation de bois BCIAT en 2016

Consommation de bois BCIAT en 2016

FOCUS sur quatre installations en fonctionnement

AEROPORT DE ROISSY CHARLES DE GAULLE (Val d’Oise)

Chaufferie bois Roissy Charles de Gaulle, photo Aéroports de Paris

Chaufferie bois Roissy Charles de Gaulle, photo Aéroports de Paris

Dans le cadre de son plan stratégique, le groupe ADP entend réduire ses émissions de CO2 de 25 % entre 2009 et 2015 et se dote d’objectifs d’efficacité énergétique et de déploiement des énergies renouvelables. La chaufferie biomasse de 14 MW produit 78 000 MWh/an, soit 26 % des besoins de l’aéroport. L’installation consomme de 35 à 40 000 tonnes de bois par an dont 90 % de plaquettes forestières certifiées et a bénéficié d’une aide de 41 % dans le cadre de l’Appel à projets BCIAT 2010.

LAITERIES TRIBALLAT à Rians (Cher)

Chaufferie de la laiterie Triballat à Rians dans le Cher, photo Ademe

Chaufferie de la laiterie Triballat à Rians dans le Cher, photo Ademe

Les laiteries Triballat ont un besoin important en vapeur pour la transformation du lait. En 2009, elles ont choisi de s’équiper d’une chaudière bois vapeur(s) d’une puissance de 4,5 MW (12 bars à 190°C) en substitution d’une chaudière au fuel. L’installation consomme annuellement 9 000 tonnes de bois dont la majorité est composée de billons à broyer en provenance du massif forestier local (l’approvisionnement ne dépassant pas 50 km autour des laiteries). La nouvelle chaufferie couvre 80 % des besoins thermiques et permet d’économiser annuellement près de 20 000 MWh de gaz, soit 4 500 teq CO2 évitées par an. Le coût d’investissement, de 3 M€, a été réduit de moitié grâce à l’aide du Fonds Chaleur.

NESTLE à Challerange (Ardennes)

Chaufferie bois Ingredia-Nestlé de St Pol sur Ternoise-62, photo Nexténergies

Chaufferie bois Ingredia-Nestlé de St Pol sur Ternoise-62, photo Nexténergies

Le groupe Nestlé a mis en place une première installation biomasse de 7 MW sur le site de Challerange spécialisé dans la production de poudres de lait, notamment pour les capsules Dolce Gustoâ. Suite à cette première expérience concluante, ils ont réalisé 3 autres projets : 5 MW pour l’usine Herta à Saint-Pol sur Ternoise (62), 20 MW pour l’usine Mousline de Rosières en Santerre (80), et la dernière de 26 MW, dont la mise en service est en cours, sur le site Nescafé de Dieppe (76) qui utilise à part égale du bois et du marc de café.

SITA-OSIRIS à Péage du Roussillon (Isère)

Chaufferie bois de Roussillon, photo SITA Rekem

Chaufferie bois de Roussillon, photo SITA Rekem

La plateforme chimique du Roussillon regroupe 15 entreprises du secteur de la chimie sur une surface de 150 hectares. L’énergie est fournie par un Groupement d’intérêt économique, le GIE Osiris. L’énergie représente entre 30 et 80 % des couts de production selon les spécialités. Une chaudière biomasse est depuis 2015 en exploitation par SITA REKEM, d’une puissance bois de 24,7 MW, elle permet de substituer 16 % des énergies fossiles. (charbon et gaz). Pour en savoir plus lire : La chaufferie à déchets de bois de la plateforme chimique de Roussillon

Pour en savoir plus :


2016/09/19

Le stockage de l'énergie, clef de voute des ENR


Source : Actu-Environnement



Le stockage de l'énergie, clef de voute des ENR

ANDRÉ JOFFRE

Président du pôle de compétitivité DERBI

Rôle du stockage dans le développement des énergies renouvelables

XAVIER PY

Professeur Université de Perpignan / Chercheur au Laboratoire PROMES-CNRS

Cyclage à haute température de matériaux céramiques issus de la valorisation déchets pour le stockage thermique

DRISS STITOU

Ingénieur de recherche / Laboratoire PROMES-CNRS

Stockage thermochimique et production de froid

DAVID TADIOTTO

Directeur recherche et développement / COLDWAY

Système de production de froid autonome

CHRISTOPHE TURPIN

Chercheur au Laboratoire LAPLACE-CNRS

Hydrogène et pile à combustible

STÉPHANE PALMADE

Responsable technique / LEAF

Positionnement d’une start-up sur le marché de l’hydrogène

GAËL CARAYON

Chargé de mission chez SOLAGRO

Projet HYCABIOME, méthanation biologique.


2016/09/14

La France tourne une fois encore le dos à la recherche sur le bois-énergie


Source : Bioénergies International



La France tourne une fois encore le dos à la recherche sur le bois-énergie

La chaufferie à gaz de bois de Guyenne-Papier, photo Cogébio

La chaufferie à gaz de bois de Guyenne-Papier, photo Cogébio

Le 22 décembre 2015, cinq ministres de la république française, en charge de la forêt, de l’agriculture, de l’industrie, du développement durable, de l’énergie, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’économie et du logement, ont confié à Jean-Claude Sève, président du FCBA, Antoine d’Amécourt, président de l’Institut de développement forestier, François Houllier, pdg de l’INRA et Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des dépôts, la mission de poser les bases d’un plan Recherche et Innovation 2025 pour la filière forêt-bois. Leurs conclusions ont été rendues le 9 mai 2016*.

Treize projets ressortent de ce rapport pour développer les nouveaux usages du bois dans une perspective bioéconomique et pour préparer les ressources forestières du futur. Mais alors qu’aujourd’hui le bois-énergie est le seul secteur de la filière à offrir des perspectives réalistes à court et moyen terme pour redynamiser la forêt française, aucune action préconisée par ces organismes ne concerne ce secteur qui répond pourtant aux enjeux très actuels de la transition énergétique !

Ainsi, dans ce rapport, comme dans les très nombreux rapports rédigés depuis des décennies sur le sujet, il est cocasse de constater que les rédacteurs ont pris grand soin de ne jamais aborder le bois-énergie en termes élogieux, ni-même d’ailleurs celui proche de bioraffinerie à base de bois.

Et alors que la France laisse pourrir en forêt et en pure perte 40% de sa production annuelle de bois, alors que la balance commerciale de sa filière bois est déficitaire de 5,5 milliards d’euros par an, alors que la filière nationale construction bois ne décolle pas, alors que les filières papier & panneaux s’approvisionnent de plus en plus à l’étranger, et alors que la France en 1974 a été parmi les premiers pays au Monde à produire des granulés de bois, alors que la France en 1979 a été parmi les premiers pays en Europe à installer des chaufferies à bois hors industrie du bois, alors que la France a été jusqu’en 2007 le premier consommateur de bois-énergie en Europe, alors que le bois-énergie représente depuis toujours la première énergie renouvelable du pays, de hauts responsables de ce pays s’obstinent à nier les perspectives économiques de la filière bois-énergie !

La France reste ainsi prisonnière d’idées issues d’un autre âge comme « brûler du bois n’est pas noble » ou encore « le bois-énergie nuit aux autres usages du bois ». Et le pays risque encore une fois de laisser passer ses chances de marchés sur le secteur de la transition énergétique, pourtant très dynamique et créateur d’emplois, et de l’abandonner, faute d’y croire suffisamment, à tous les autres compétiteurs mondiaux tel qu’il a déjà pu le faire pour l’éolien et le photovoltaïque.

Et summum de cette incongruité, alors que la France représente aujourd’hui malgré tout cela quand même le plus grand marché européen pour les équipementiers du bois-énergie, ce rapport ministériel de préconisations sur la recherche et l’innovation vers la filière bois, qui ne compte pas moins de 67 628 mots, n’en touche pas un seul sur la recherche et l’innovation vers le bois-énergie : les entreprises françaises de ce secteur et les propriétaires forestiers apprécieront sans nul doute !

Frédéric Douard

Lien vers le rapport : agriculture.gouv.fr


2016/09/07

Biogaz : plus d'installations vont pouvoir bénéficier du nouveau tarif d'achat


Source : Actu-Environnement



Biogaz : plus d'installations vont pouvoir bénéficier du nouveau tarif d'achat

Un projet d'arrêté, rendu public par le cabinet Green Law, prévoit d'étendre les nouvelles conditions tarifaires octroyées en novembre 2015 à plus d'installations de méthanisation. La revalorisation du tarif d'achat concernait initialement les installations de moins de 500 kW qui bénéficiaient déjà au 1ernovembre 2015 d'un contrat d'achat et celles dont le producteur avait déposé avant le 15 octobre 2015 un dossier complet d'identification auprès de l'Ademe.


Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine


Source : Bioénergies International



Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Première région forestière de France, la région Nouvelle Aquitaine soutient le développement de la filière bois-énergie. Pour cela, au-delà d’une volonté de mobilisation de la ressource, la Région souhaite valoriser la ressource forestière en énergie. Aussi, l’objectif est de soutenir financièrement les chaufferies bois plaquettes ou granulés, avec ou sans réseau de chaleur, consommant moins de 100 tonnes équivalent pétrole par an, et approvisionnés par les filières locales. Les projets de chaufferies consommant plus de 100 tonnes équivalent pétrole sont quant à elles éligibles au Fonds Chaleur.

Cet appel à projets s’adresse à toutes cibles confondues hors Particuliers, Collectivités de plus de 30 000 habitants, État, établissements publics d’État, Établissements d’enseignement privé.

Pour bénéficier des aides de cet appel à projets, les conditions suivantes sont requises :

  • la réalisation d’une étude de faisabilité préalable à l’investissement (selon le cahier des charges de l’ADEME),
  • une puissance minimale de 30 kW,
  • la chaudière bois devra délivrer une énergie sortie chaudière inférieure ou égale à 100 TEP par an (soit environ 1.163 MWh thermique /an) pour être éligible. En point de repère pour le maître d’ouvrage, la puissance bois installée devra donc être inférieure à 700 kW thermique installée pour respecter ce seuil de production d’énergie,
  • le rendement thermique à puissance nominale des chaudières bois devra être > à 85% (selon engagement contractuel ou documentation constructeur relatif au modèle),
  • la densité thermique du réseau de chaleur (quantité de chaleur livrée ramenée à la longueur du réseau) devra être > 600 kWh/mètre linéaire de réseau,
  • la ressource en bois contractualisée devra être située au plus près de l’installation et à minima dans la nouvelle région (région forestière) ou dans un département limitrophe. La ressource en plaquettes devra être issue d’une exploitation forestière ou bocagère. Le rayon d’approvisionnement (lieu de coupe et de stockage) sera au maximum de 300 km du lieu d’utilisation pour veiller à la lutte contre le changement climatique. L’approvisionnement ne pourra en aucun cas faire appel à des cultures énergétiques à destination de l’alimentation humaine ou animale,
  • Sont exclues les chaudières fonctionnant au bois bûche.

Documents à télécharger :

Prochaines dates de dépôts des candidatures :

  • 15 décembre 2016,
  • 16 mars 2017.

Contacts :


2016/09/02

A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?


Source : Usine Nouvelle



A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?

La France veut  être le premier Etat à émettre des green bonds. Le Trésor compte émettre pour 9 milliards d’euros de green bonds sur trois ans à partir de 2017. A quoi serviront-ils ?

A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?

Ce sera une première. L’Etat français prévoit d’émettre plusieurs milliards de green bonds dès l’année prochaine pour financer le volet environnemental du troisième Programme d’investissements d’avenir. Au travers de l’Agence France trésor, la France compte lever jusqu’à 9 milliards d’euros, sur trois ans à partir de 2017, d’obligations vertes.

Les green bonds sont des obligations d’un type un peu particulier. Pour obtenir le label, les émetteurs doivent flécher l’argent collecté vers des projets liés à la transition énergétique. Puis ils s’engagent à effectuer un reporting régulier auprès des investisseurs sur l’utilisation des fonds, pour vérifier que l’obligation verte est utilisée à bon dessein.

Un marché encore marginal

Ce marché tout neuf, qui a débuté autour de 2012, reste encore marginal par rapport à celui des obligations traditionnelles, estimé aux alentours de 90 000 milliards de dollars dans le monde. En 2015, selon le rapport de Climate Bonds initiative pour la banque HSBC, 48 milliards de dollars de nouvelles obligations vertes ont été émises dans le monde. Le rapport chiffre le marché total des green bonds à 118 milliards de dollars et à 694 milliards de dollars en prenant en compte des obligations liées au climat mais non labélisées "green".

Le fait qu’un Etat commence à émettre pour son compte des green bonds devrait permettre de développer ce marché. Celui-ci n’a jusqu’à maintenant pas été utilisé par des Etats. Selon le ministère de l’Environnement, 32 % des émetteurs de green bonds sont des entreprises, 28 % des banques, 26 % des organismes publics (banques publiques, etc.) et le reste par des collectivités locales.
Les Etats comme la France se financent déjà assez largement, et à des taux très bas, grâce à des obligations traditionnelles. Les obligations de reporting peuvent s’avérer complexes à mener pour le budget de l’Etat. Le Trésor semble néanmoins prêt à franchir le pas, "sous réserve des conditions de marché".


Vosges : Norske Skog va devenir producteur de biogaz


Source : Biomasse Conseil



Vosges : Norske Skog va devenir producteur de biogaz

L'industrie papetière Norske Skoge à Golbey diversifie ses activités pour pallier la baisse mondiale de consommation de papier journal, en investissant 7,1 M€ dans une unité de production de biogaz, qui entrera en service fin 2017.

La production de biogaz sera issue de la valorisation des effluents de la station d'épuration de la papeterie dans un premier temps puis, dans une seconde phase avec un deuxième investissement, des déchets ménagers collectés sur le territoire d'Epinal.

Le site vosgien est moteur du cluster Green Valley, dédié à la valorisation de la filière bois. Il devrait prochainement s'enrichir de projets dans le secteur de la chimie verte. Par ailleurs, Norske Skoge devrait construire une bioraffinerie qui transformera la biomasse non alimentaire en glucose, pentose et lignine. L'objectif est de produire des biocarburants ou des bioplastiques. L'investissement est estimé à 50 millions d'euros et pourrait créer une quarantaine d'emplois.


2016/08/31

Biogaz : forte baisse de la puissance raccordée au premier semestre 2016


Source : Actu-Environnement



Biogaz : forte baisse de la puissance raccordée au premier semestre 2016

D'après le tableau de bord biogaz publié par le ministère de l'Environnement ce 31 août, 12 MW d'installations produisant de l'électricité à partir de biogaz ont été raccordés au cours du premier semestre de l'année : 4 MW au premier trimestre et 8 MW au deuxième trimestre. Ce qui représente une baisse de deux tiers par rapport au premier semestre 2015, alors que les cinq années précédentes avaient été relativement stables.


2016/08/22

Les régions doivent élaborer leur schéma biomasse avant février 2017


Source : Actu-Environnement



Les régions doivent élaborer leur schéma biomasse avant février 2017

Le décret qui fixe le contenu des schémas régionaux biomasse et leur articulation avec la stratégie nationale est paru au Journal officiel. Etat et régions doivent les élaborer conjointement avant le 18 février 2017.


Développement durable : une nouvelle norme ISO à destination de collectivités


Source : Actu-Environnement



Développement durable : une nouvelle norme ISO à destination de collectivités

L'organisation internationale de normalisation (ISO) a publié le 15 juillet une nouvelle norme : l'ISO 37101, Développement durable des communautés - Système de management pour le développement durable - Exigences et lignes directrices pour son utilisation.

Dans sa présentation de la norme, l'organisation estime que l'outil permettra d'aider les communautés à définir leurs objectifs de développement durable et à mettre en place la stratégie pour les atteindre.


Renouvelables : le ministère de l'Environnement reconnait un développement insuffisant


Source : Actu-Environnement



Renouvelables : le ministère de l'Environnement reconnait un développement insuffisant

Le rythme de développement des renouvelables en France n'est pas suffisant pour atteindre l'objectif européen de 23% de la consommation énergétique en 2020. L'éolien ainsi que la chaleur et le froid renouvelables affichent un retard conséquent.


2016/08/16

Résultats de l’appel à projet BCIAT


Source : Réseaux de chaleur



Résultats de l’appel à projet BCIAT

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

En automne 2015, Ségolène Royal avait lancé le 8ème appel à projet du Fonds chaleur pour la biomasse, BCIAT (Biomasse Chaleur Industrie Agriculture Tertiaire).

Objectif : poursuivre le développement d’installations industrielles, agricoles et tertiaires assurant une production énergétique à partir de biomasse, couplées ou non à d’autres énergies renouvelables ou de récupération.

Les 10 projets lauréats ont été désignés par l’ADEME et Ségolène Royal et de nouveaux objectifs (arrêté du 24/04/2016) de développement des énergies renouvelables en France ont été fixés, notamment l’augmentation de 21% de la production de chaleur à partir de biomasse d’ici 2023.

Les 10 projets lauréats 2016

2016_08_10_Fonds_chaleur_2016_rassemblé

Bilan des Appels à projets BCIAT entre 2009 et 2016

Chiffres_cles_Fonds_Chaleur_2009a2016

 

Fonds chaleur_Secteurs concernes

Extrait du communiqué de presse, voir sur le site www.developpement-durable.gouv.fr.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse du 3 août 2016 sur le Fonds chaleur et la nomination des 10 lauréats de l’appel à projet biomasse chaleur industrie agriculture tertiaire (BCIAT) 2016.


2016/08/11

Epandage août 2016 (mise à jour)


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Epandage août 2016 (mise à jour)

La majorité des déchets organiques (effluents d'élevages, boues de station d'épuration, digestats...) sont épandus directement en agriculture. L'épandage bien qu'ayant de nombreux avantages (pratiques, économiques), nécessite une technicité importante autour de sa mise en oeuvre : quels stockages pour les matières à épandre, quels matériels d'épandage utiliser en fonction des caractéristiques des produits épandus.

L'encadrement réglementaire des pratiques d'épandage est détaillé dans cet article. Cet encadrement permet une limitation des différents impacts des épandages pouvant être positifs (pour les sols), mais également négatifs du point de vue sanitaires et environnementaux : Eléments traces métalliques, composés traces organiques, pathogènes et pollution de l'air.

L'intérêt économique de la filière est présenté autour d'une analyse des coûts des épandages, en fonction des produits épandus, des choix de mise en oeuvre, mais aussi de la taille de la station d'épuration.

Malgré un encadrement strict de l'épandage, les éléments de connaissance présentés dans cet article n'empêchent pas l'émergence de questions sur cette filière qui ne sont toujours pas résolues. 


Gérer les déchets organiques sur un territoire août 2016 (mise à jour)


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Gérer les déchets organiques sur un territoire août 2016 (mise à jour)

Mis à jour - Mis en ligne le : 11/08/2016 - Date d'édition : 01/08/2016

Parce que les filières biologiques plus que toutes autres ne sont pas indépendantes les unes des autres. Elles concernent souvent les mêmes flux, génèrent des produits qui ont souvent les mêmes destinations. Il est donc indispensable pour éviter des conflits d'approvisionnement ou d'usage des produits et pour éviter des choix économiques inadaptés de coordonner et de rationaliser sur un secteur donné la mise en place des différentes filières de gestion des déchets organiques.

Il est important de prendre en compte tous les déchets organiques, toutes les filières existantes et possibles, ainsi que tous les acteurs concernés.

Pour trouver des solutions cohérentes dans les domaines de la prévention, de la collecte, du traitement, de la valorisation des déchets organiques sur un même territoire, une organisation territoriale doit être mise en place, au sein de laquelle les collectivités ont tout intérêt :

  • à éviter les compétitions entre les différents traitements existant sur le marché
  • à essayer de leur trouver des complémentarités
  • et à encourager toutes les synergies possibles

Chaleur issue de la méthanisation : de réelles opportunités


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Chaleur issue de la méthanisation : de réelles opportunités

Nouveau - Mis en ligne le : 11/08/2016 - Date d'édition : 01/05/2016

La méthanisation se développe de plus en plus à la ferme et en collectivité pour produire de l'énergie renouvelable. Lors du montage d'un tel projet, il est essentiel d'optimiser l'installation d'un point de vue énergétique afin de répondre aux enjeux locaux.

Ce guide a pour objectif d'informer et d'orienter sur les différentes voies de valorisation de la chaleur produite par méthanisation. Il a été réalisé sur la base de retours d'expérience, d'exemples concrets et de données chiffrées fournis par des acteurs de terrain et des spécialistes du domaine. Il vous apportera une vision concrète et des pistes d'amélioration pour mieux valoriser la chaleur que vous produisez ou produirez.

En plus d'éléments généraux, ce guide comprend 13 fiches pratiques détaillant les différents usages de la chaleur. 


2016/08/09

L'ordonnance encadrant la production d'électricité renouvelable est publiée


Source : Actu-Environnement



L'ordonnance encadrant la production d'électricité renouvelable est publiée

L'ordonnance relative à la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables a été publiée le 5 août. Elle décline des mesures pour mieux intégrer les EnR au marché et au système électrique et revient sur les procédures d'appel d'offres.


2016/08/04

Dynamic Bois : 19 nouveaux projets retenus


Source : Actu-Environnement



Dynamic Bois : 19 nouveaux projets retenus

Le ministère de l'Environnement a désigné les lauréats de l'édition 2016 de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) Dynamic Bois qui vise à accélérer l'utilisation du bois dans les chaufferies.


Appel à projets pour la biomasse : dix lauréats composent le millésime 2016


Source : Actu-Environnement



Appel à projets pour la biomasse : dix lauréats composent le millésime 2016

Pour sa huitième édition, l'appel à projets BCIAT s'inscrivant dans le cadre du fonds chaleur récompense dix nouveaux projets. Il vise à promouvoir la production d'énergie à partir de biomasse.


2016/08/02

Biogaz : une extension de la durée des contrats d'achat en préparation


Source : Actu-Environnement



Biogaz : une extension de la durée des contrats d'achat en préparation

Après avoir revalorisé le tarif d'achat d'électricité issue du biogaz, l'Etat envisage d'allonger de cinq ans la durée des contrats d'achat pour les installations existantes. Une demande récurrente des professionnels qui convainc le régulateur.


2016/08/01

Méthanisation : les tarifs d'achat n'ont plus la cote


Source : Actu-Environnement



Méthanisation : les tarifs d'achat n'ont plus la cote

Le nouveau mécanisme de soutien à la méthanisation prend forme. Pour les nouvelles installations de plus de 500 kilowatts (kW), il se traduira par un complément de rémunération accessible sur demande (en guichet ouvert) pour les stations d'épuration et les centres de stockage de déchet (ISDND) et en appel d'offres pour les sites agricoles et territoriaux.

Pour les installations inférieures à 500 kW, l'Etat envisage de maintenir un tarif d'achat d'électricité produite à partir du biogaz.


2016/07/29

Energie renouvelable : feu vert à l'autoconsommation


Source : Actu-Environnement



Energie renouvelable : feu vert à l'autoconsommation

L'ordonnance permettant de mettre en oeuvre l'autoconsommation d'énergie renouvelable a été publiée. Très attendue, elle encadre les installations destinées à consommer tout ou partie de leur production et permet une autoconsommation collective.


2016/07/28

Etude au champ des potentiels agronomiques et méthanogènes des cultures intermédiaires à vocation énergétique


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Etude au champ des potentiels agronomiques et méthanogènes des cultures intermédiaires à vocation énergétique

Nouveau - Mis en ligne le : 28/07/2016 - Date d'édition : 01/03/2016

Les Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique (CIVE) constituent une ressource essentielle au développement d'unité de méthanisation à la ferme. Insérées dans des rotations de trois cultures en deux ans, deux cultures alimentaires et une non alimentaire, elles assurent une couverture longue du sol et diminuent les risques environnementaux à l'interculture (lixiviation, ...). Toutefois leur valorisation en méthanisation est conditionnée par la variabilité des rendements des CIVE et leur coût de production.

Suite aux résultats du projet sur les CIVE à cycle court mené en 2012 par l'ADEME, Caussade semences et Méthaneva, un nouvel essai a été mené sur l'été 2013 pour tester des CIVE à cycle court et l'hiver 2013-2014 pour tester des CIVE à cycle long. Il avait pour but d'évaluer les caractéristiques agronomique, énergétique, économique et environnementale de différents couverts lors d'essais en plein champ sur 24 sites répartis sur la France entière. L'influence de la fertilisation a également été étudiée puisque certains sites ont amendé la moitié des parcelles d'essai.

Ainsi, 9 CIVE à cycle court et 3 CIVE à cycle long ont été testées. Les récoltes ont été faites par pesée géométrique entre Octobre et début Novembre pour les premières et sur le mois d'Avril pour les secondes. Les rendements agronomiques ont été déterminés pour chaque espèce et chaque site. Le pouvoir méthanogène de chaque couvert a été déterminé afin de définir le rendement énergétique de chaque CIVE. Le coût de production en ¤/tMS a été calculé pour chaque couvert. L'impact environnemental de chaque CIVE a été déterminé par Analyse de Cycle de Vie (ACV).

Au final, 3 couverts à cycle court et 2 couverts à cycle long ont été mis en avant. De manière plus générale, quel que soit le type de CIVE implanté, cycle court ou cycle long, il est important d'implanter au bon moment et au bon endroit pour obtenir un maximum de biomasse, c'est-à-dire un maximum d'énergie pour le coût de production le plus faible possible. 


2016/07/27

Stockage de gaz renouvelable : la recherche s'intéresse aux cavités salines


Source : Actu-Environnement



Stockage de gaz renouvelable : la recherche s'intéresse aux cavités salines

Un programme de recherche piloté par le BRGM étudie la possibilité de stocker les excédents d'électricité sous forme de gaz dans des cavités salines souterraines. Ce gaz vert pourrait accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables.


2016/07/25

Biocarburants durables : la Cour des comptes européenne tacle les critères d'évaluation


Source : Actu-Environnement



Biocarburants durables : la Cour des comptes européenne tacle les critères d'évaluation

La Cour des comptes européenne critique la fiabilité de la certification des biocarburants durables via des régimes volontaires reconnus par la Commission européenne. Elle pointe des lacunes dans la procédure.


2016/07/20

Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie n’oublie pas ses racines vertes


Source : Biomasse Conseil



Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie n’oublie pas ses racines vertes

Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie vient d'annoncer son nouveau plan d'actions pluriannuel. Il espère porter 40 projets de recherche et développement d'ici à 2018.

Le bâtiment oui, mais pas que. Le pôle Fibres-Energivie de l’Est, issu l’an dernier de la fusion des deux structures lorraine et alsacienne, ne renie pas les thèmes autres que la construction durable à laquelle il est identifié. Dans son plan d’actions pluriannuel décidé le 20 juin, la chimie verte (biomasse lignocellulosique), les fibres innovantes, les réseaux et flux d’énergie et l’économie circulaire occupent le même rang de priorité que les « processus et systèmes constructifs ». « Outre la transformation de co- et sous-produits, nous englobons dans l’économie circulaire l’éco-conception autour de notre programme CIM-Eco, ainsi que les projets d’écologie industrielle », précise Jean-Luc Sadorge, directeur général du pôle.

Dans le bâtiment, de plus, la rénovation énergétique tient une place essentielle, notamment dans la nouvelle initiative du pôle : la constitution d’une plate-forme d’accompagnement des entreprises locales au BIM (building information modeling), la « maquette numérique ». Trois chantiers de réhabilitation (deux maisons et une copropriété) contribuent à la mise en place d’une offre de services d’ici à 2018. « Le BIM s’inscrit dans la suite logique des programmes « 50 chantiers pionniers » puis « Je rénove BBC » que nous avons accompagnés en Alsace», poursuit Jean-Luc Sadorge.

Le pôle de 14 personnes a labellisé 31 projets de R&D l’an dernier, représentant un montant cumulé de 100 millions d’euros. Il veut accélérer sa cadence annuelle à 40 sur la période 2016-18.

Avis aux intéressés.

Mathieu Noyer


2016/07/16

Le mode de séchage du bois énergie, clé de sa fraîcheur et donc sa qualité


Source : Bioénergies International



Le mode de séchage du bois énergie, clé de sa fraîcheur et donc sa qualité

Article publié dans le Bioénergie International n°43 de mai-juin 2016

Installations de séchage de bûches et bois déchiqueté dans la Loire, photo Sylveo

Installations de séchage de bûches et bois déchiqueté dans la Loire, photo Sylveo

En matière de fourniture de bois-énergie pour les particuliers ou les petites et moyennes chaufferies, que ce soit en plaquettes ou en bûches, tout le monde connaît les problèmes d’humidité en hiver. Et il suffit souvent que l’hiver soit juste un peu plus rigoureux ou plus long que d’habitude pour qu’à un moment, il devienne impossible de trouver du bois sec, une situation qui empoisonne la vie des consommateurs et qui nuit fortement à la crédibilité de la filière.

Pour remédier à ce problème, deux écoles se côtoient chez les fournisseurs de bois-énergie : les adeptes du séchage naturel, avec fermentation pour les plaquettes et air libre pour les bûches, ou alors le séchage artificiel.

Chacune de ces philosophies présente des inconvénients économiques. Pour le séchage naturel des plaquettes, il faut de grandes surfaces couvertes afin de stocker tout ou partie des besoins de la période de chauffe, avec donc de forts besoins en investissement et en trésorerie. Pour le séchage naturel des bûches, il faut aussi une trésorerie solide car il faut conserver les bois de 6 à 12 mois minimum, en fonction de la période de préparation, et ensuite il faut les rentrer pour éviter qu’ils ne se dégradent.

Grilles de séchage Les Mergers por tous types de biomasse

Grilles de séchage Les Mergers pour tous types de biomasse

Pour le séchage artificiel, la difficulté vient également de l’investissement à consentir, pour le sécheur et le stockage, mais surtout pour la génération de chaleur. Mais à côté de ces inconvénients financiers qui se valent entre séchage naturel et artificiel, le séchage artificiel dégage pourtant un avantage contre lequel le séchage naturel ne peut rivaliser : la fraîcheur du produit.

Sur cette question, les réflexions sont encore bien timides dans la filière. En effet, alors que ce critère de consommation est communément pris en compte pour les biomasses alimentaires, il n’est quasiment jamais mis en valeur pour les biomasses énergétiques. Pourtant, de la même manière que des légumes ou de la viande se détériorent dans le temps selon leurs conditions de conservation, la biomasse humide fait de même.

Prenons le cas d’une bûche que l’on laisse sécher, selon certaines Bonnes Pratiques désuètes mais toujours promues, entre un et deux ans aux intempéries. Cette bûche, qui aura subi les outrages du temps, aura perdu une partie de son écorce, donc de son poids, aura été attaquée par les êtres xylophages (insectes, bactéries, champignons), et elle aura perdu une partie de ses éléments volatils (COV), tout au moins en surface, sous les effets combinés et répétés du soleil, de la pluie et du gel. Au final, elle aura perdu une partie non négligeable de son contenu énergétique de départ, alors qu’une bûche séchée artificiellement en quelques jours le restituera en presque totalité.

Cellule de séchage sur caillebotis, photo Sylvéo

Cellule de séchage sur caillebotis, photo Sylvéo

Prenons maintenant le cas des plaquettes forestières. Si le bois à déchiqueter est laissé à sécher avant déchiquetage de la même manière que les bûches dont nous parlions précédemment, alors il subira les mêmes affronts que les bûches et même plus car le diamètre de ce bois est souvent inférieur à celui des bûches, ce qui le rend plus vulnérable. Et ensuite s’ajoutera la perte due à la fermentation dans le stockage qui sera d’autant plus importante que sa durée sera longue.

Nous voyons donc clairement que les pratiques de stockage long engendrent des pertes de matière qui peuvent être importantes et que la fraîcheur constitue un repère de qualité fondamental, en particulier sur le contenu énergétique. Alors il est certain qu’aujourd’hui, les produits étant vendus soit au volume, soit au poids avec uniquement un contrôle éventuel d’humidité, le consommateur n’a aucune garanti du contenu énergétique effectif de ce qu’il a acheté. Et je n’ai pas insisté ici sur les conséquences d’aspect et de poussières du stockage long sur ces combustibles.

Malheureusement, nous disposons de bien trop peu d’études scientifiques pour illustrer plus précisément le propos, mais de telles études sont en cours en Scandinavie et nous en reparlerons dès qu’elles seront disponibles. En attendant, on ne peut qu’inviter les autorités à investir dans ce domaine de recherche, afin de rendre l’offre bois-énergie plus mature, à l’image de ce qui se fait fort bien dans l’agriculture et l’alimentation.

Frédéric Douard


2016/07/08

Un décret limite à 15% l'approvisionnement des méthaniseurs par des cultures alimentaires


Source : Actu-Environnement



Un décret limite à 15% l'approvisionnement des méthaniseurs par des cultures alimentaire

Le décret qui fixe le seuil maximal d'approvisionnement des installations de méthanisation par des cultures alimentaires est paru vendredi 8 juillet au Journal officiel. Ce texte, qui est pris en application de l'article 112 de la loi de transition énergétique, entrera en vigueur le 1er janvier 2017.


Le point sur les projets de centrales à biomasse en Belgique


Source : Bioénergies International



Le point sur les projets de centrales à biomasse en Belgique

Centrale biomasse des Awirs, photo Electrabel

Centrale biomasse des Awirs, photo Electrabel

Un article de Pierre Martin dans le ValBiomag de juin 2016

La Belgique possède actuellement deux centrales électriques qui produisent de l’électricité verte à partir de biomasse. D’autres projets ont été annoncés, mais certains d’entre eux peinent à se concrétiser. Tentons de faire le point.

Deux centrales existantes pour 495 000 ménages

La plus grande centrale électrique fonctionnant à partir de biomasse se situe en Flandre, dans le port de Gand. Construite en 1979, cette unité utilisait initialement du fioul et des gaz de haut fourneau, puis a subi une première transformation pour brûler du charbon et du gaz naturel, pour enfin être convertie en 2011 pour fonctionner uniquement avec de la biomasse (granulés de bois). Cette centrale développe une puissance électrique de 205 MW. Elle fournit annuellement 1100 à 1200 GWh d’électricité verte, soit l’équivalent de la consommation électrique de 320 000 ménages. Pour produire cette quantité, la centrale consomme jusqu’à 800 000 tonnes de pellets par an, en provenance du Canada et des Etats-Unis. Ils sont transportés par bateau depuis le continent américain jusqu’à la centrale. Afin d’éviter les dérives, l’approvisionnement de la centrale est soumis à une procédure de contrôle stricte permettant de garantir le caractère durable de la biomasse utilisée (respect de la législation, gestion forestière, consommation d’énergie et émissions liées à la fabrication et au transport).

La seconde centrale biomasse se situe à proximité de Liège (Flémalle), le long de la Meuse. Initialement, la centrale comprenait 5 unités fonctionnant soit au charbon, soit au gaz naturel, et développait une puissance de 670 MW. L’unité qui est encore en fonctionnement actuellement a été mise en service en 1967. Elle utilisait du charbon jusqu’en 2005, date de sa conversion vers l’utilisation d’un combustible 100 % biomasse (granulés de bois). Cette conversion fut une première mondiale. Elle développe actuellement 80 MW de puissance électrique, pour une production annuelle de 600 GWh d’électricité verte, soit l’équivalent des besoins de 175.000 foyers. Elle consomme environ 400.000 tonnes de pellets par an, provenant principalement du continent nord-américain, et des Pays-Bas. L’approvisionnement est soumis aux mêmes contrôles que celui de la centrale de Gand en termes de durabilité. Il est prévu que cette centrale soit définitivement fermée en 2020, car elle ne disposera plus d’aides pour sa production d’électricité verte via les certificats verts, ce qui plombe fortement sa rentabilité si aucun autre système de compensation n’est mis en place pour être compétitif par rapport aux combustibles fossiles.

Ces deux centrales, appartenant à Engie (Electrabel), permettent annuellement d’éviter l’émission de 1 700 000 tonnes de CO2 grâce à la substitution d’un combustible fossile, le charbon, par le combustible renouvelable qu’est le bois. Depuis le début 2016, la Belgique a d’ailleurs définitivement abandonné le charbon pour sa production d’électricité.

Des projets de centrale biomasse mis à mal en Flandre

Un premier projet vise à effectuer la conversion de la centrale à charbon de langerlo (556 MW) en une centrale 100% biomasse (pellets de bois)*. Le problème, c’est que le nouveau propriétaire de la centrale, German Pellets, s’est déclaré en insovabilité au début de cette année. Même si selon le CEO de German Pellets, le projet d’investissement de 125.000.000 € a été désolidarisé de la faillite par un rachat in-extremis de la centrale, les curateurs du groupe doivent encore valider la légalité de cette procédure. Cette situation fait planer une grande incertitude quant à la réalisation effective de cette centrale biomasse.

L’autre projet, porté par Belgian Eco Energy (BEE), consiste quant à lui en la construction dans le terminal portuaire de Gand d’une toute nouvelle centrale biomasse de 215 MW électriques et 110 MW thermiques, ce qui en ferait la plus grande centrale biomasse au monde. Ce projet d’investissement de 450 M€, qui était exemplaire sur bien des aspects (technologie permettant une valorisation optimale de la biomasse via cogénération, durabilité de l’approvisionnement, coûts réduits sur le long terme, collaboration avec l’administration dans le montage du dossier), était entré depuis début mai dans sa phase finale avant la construction qui devait débuter dans le courant du premier semestre 2016. Les porteurs du projet attendaient la décision concernant l’octroi des certificats verts, qui devaient apporter un soutien de quelques 100 millions par an pendant 15 ans (alors que la durée de vie de la centrale est planifiée à 45 ans). La réponse du Gouvernement flamand est tombée comme un couperet, provoquant un arrêt brutal du projet : les subsides sont refusés, suite à « un dossier incomplet après la date limite ».

Tel est l’argument donné par le Gouvernement. Remise dans son contexte, la décision du Gouvernement pourrait s’avérer plus politique que pragmatique. En effet, suite à l’impopularité de la taxe pour l’énergie verte proposée par l’ex-ministre flamande de l’énergie, Annemie Turtelboom (la « turteltaks »), cette dernière a finalement démissionné, victime d’une critique médiatique très virulente. Cette fameuse taxe doit permettre de refinancer la dette des certificats verts flamands accumulée depuis le boom du photovoltaïque, mais le subside prévu pour la centrale de BEE venait encore alourdir cette taxe s’il devait être accordé. Ce refus sonne donc plus comme un rattrapage du politique face à l’opinion publique, fortement influencée ces derniers mois par les campagnes négatives à l’encontre des projets de centrale biomasse, jugés trop coûteux et « pas si durable que ça ». En définitive, il est regrettable qu’un projet biomasse s’inscrivant en tous points dans la transition énergétique durable subisse les conséquences néfastes d’une taxe mise en place avant tout pour amortir le coût du photovoltaïque.

L’opinion publique défavorable montre quant à elle que la filière biomasse doit encore effectuer un travail didactique important pour que la biomasse cesse d’être le mouton noir du mix énergétique renouvelable.

Une solution de transition

Au vu du coût du soutien au MWh produit, les centrales biomasses restent un bon moyen d’allier électricité renouvelable et coût limité pour la société. Quant à la durabilité, souvent remise en question, la procédure de contrôle mise en place actuellement par la CWaPE pour l’octroi des C.V. est l’une de plus poussée en Europe. Il ne faudrait pas oublier que, même dans le cas d’un approvisionnement basé sur l’importation, les économies de CO2 sont substantielles par rapport à la filière fossile. De plus, l’implantation d’unités de grande puissance jouit d’une facilité de mise en œuvre que ne connaît pas l’éolien, qui rencontre des recours pour chaque projet. Les nouvelles centrales biomasses sont un moyen rapide et efficace (technologies haut rendement) de fournir à la société une grande quantité d’électricité verte non intermittente dans le cadre d’une transition urgente vers un mix énergétique plus durable.

Valbiom

Auteur : Pierre MARTIN– Facilitateur Bioénergies – p.martin@valbiom.be

Consiulter le ValBiomag de juin 2016 dans son intégralité


2016/07/06

Le biohydrogène-carburant de Trifyl issu du biogaz des déchets ménagers


Source : Bioénergies International



Le biohydrogène-carburant de Trifyl issu du biogaz des déchets ménagers

Trifyl station H2 vert web

Trifyl est syndicat mixte départemental de valorisation des déchets ménagers et assimilés. Il compte 21 collectivités adhérentes représentant 331 communes, soit près de 308 000 habitants sur un territoire de plus de 6000km² composé notamment du Tarn, d’une partie de l’Hérault et de la Haute-Garonne. Avec plus de 240 agents, Trifyl gère 30 déchèteries, deux centres de tri, quatre réseaux de chaleur, deux plateformes bois-énergie et deux autres de compostage. Sur le Pôle des énergies renouvelables de Labessière-Candeil, Trifyl valorise chaque année dans le bioréacteur 180 000 tonnes de déchets résiduels en chaleur, électricité, bio méthane carburant, et en hydrogène énergie.

Depuis 2014, Trifyl produit de l’hydrogène vert issu directement du biogaz des déchets ménagers. Fort de cette réussite inédite, Trifyl vient de mettre en oeuvre un nouvel équipement : la première station en France distribuant cet hydrogène vert.

Avec l’installation de cette station et l’acquisition d’un véhicule H2, Trifyl poursuit son programme de développement autour de l’hydrogène issu de la valorisation des déchets ménagers. Les étapes du projet Vabhyogaz 1 et 2 ont permis à Trifyl et à ses partenaires historiques de démontrer la faisabilité du reformage du biogaz directement en H2. À présent Trifyl continue dans sa voie, en utilisant cet hydrogène vert pour faire rouler un véhicule, un Kangoo ZE H2. La démonstration est faite de la validité technique de ce projet à petite échelle. La suite du programme, VABHYOGAZ 3, va consister en un déploiement industriel d’unités de production et de distribution d’hydrogène issu du reformage de biogaz. Il s’agira d’être présent au moment où le marché de la mobilité hydrogène va s’amplifier.

Station Trifyl

La station de stockage et de distribution

C‘est l’entreprise WH2 située à Lyon qui a remporté le marché de fourniture de cette station. Elle est composée :

  • d’un compresseur qui monte l’hydrogène à la pression nécessaire pour son stockage, soit 400 à 450 bars,

  • d’une aire de stockage qui peut contenir environ 14 kg d’H2,

  • d’un pistolet de distribution qui réalise un plein en 5 minutes, à une pression de 350 bars.

Cette station est dimensionnée pour 3 à 4 pleins par jour, soit une distribution quotidienne de 7 à 8 kg. L’idée est biens sûr d’alimenter le véhicule H2 de Trifyl, mais aussi les éventuels véhicules des partenaires situés dans les environs immédiats (Exemple possible : la Poste du Tarn pourrait se positionner à Graulhet.)

Le Kangoo ZE H2

Le Kangoo électrique Renault de Trifyl est équipée d’un prolongateur d’autonomie (pile à combustible) alimenté en hydrogène. La batterie d’origine au lithium permet seule de parcourir environ 120 km. Le prolongateur procure une autonomie totale d’environ 300 km en mode éco conduite. (Démarrages et arrêts fréquents par exemple pour La Poste). La pile est positionnée derrière les sièges, par-dessus le réservoir d’hydrogène de 76 litres que l’on recharge en 5 minutes… contre six heures pour le Kangoo ZE en mode simplement électrique.
L’atout majeur de ce Kangoo Trifyl, c’est qu’il roule à l’hydrogène vert, qu’il n’émet aucun gaz, et ne rejette que de l’eau. Une précision : le Kangoo ZE H2 n’est pas pour l’instant un véhicule grand public.

Il est employé comme véhicule utilitaire propre pour des flottes captives d’entreprises ou de services publics. Avec 650 kg de charge utile, il permet de transporter 4,5 m3 de matériel. Le Kangoo ZE H2 « habillé » aux couleurs de Trifyl symbolise la volonté du service public de poursuivre sa démarche de recherche et développement. N’émettant aucune pollution, il circule sur les routes du territoire de Trifyl afin de montrer que l’innovation est au service de la population.

Le Kangoo ZE Hé de Trifyl

Données technique du Kangoo

  • Durée du plein = 5 mn
  • Contenance du réservoir = 1.8 kg H2
  • Distance parcourue avec 1 kg H2 = 100 km
  • Réservoir à 350 bars de pression
  • Vitesse maxi : 130 km/h
  • Poids à vide : 1550 kg
  • Volume transporté : 4,5 m3

www.trifyl.com

 

ValBiom et la consultation européenne sur la durabilité des biomasses solides


Source : Bioénergies International



ValBiom et la consultation européenne sur la durabilité des biomasses solides

Un article de Laurent Anzalone dans le ValBiomag de juin 2016

Epandage de digestat à la ferme du Faasch à Attert en Région wallonne dans la province de Luxembourg, photo Lee Sarl

Epandage de digestat à la ferme du Faasch à Attert en Région wallonne dans la province de Luxembourg, photo Lee Sarl

La consultation publique de la Commission européenne concernant le cadre législatif de la durabilité des bioénergies post-2020 s’est clôturée le 10 mai 2016. Reprenons les éléments-clés de la réponse de ValBiom, association d’étude et de promotion des bioénergies en Wallonie.

Les avantages des bioénergies sont de natures diverses

ValBiom a mis l’accent sur certains avantages phares des bioénergies.

Les bioénergies contribuent à l’amélioration de la sécurité énergétique. En effet, selon la Commission européenne, 93 % de la biomasse consommée en Europe en 2012 provenait d’Europe. Même si, de par sa configuration, la Belgique nécessite des importations de biomasse, ces importations contribuent à une diversification des approvisionnements en provenant d’autres pays que les énergies fossiles.

Les bioénergies sont une source d’énergie modulable, elles pourraient contribuer (à leur échelle) à la stabilité des réseaux électriques.

L’utilisation des bioénergies peut apporter des effets environnementaux bénéfiques. Par exemple, des projets de chaufferies utilisant des tailles de haies permettent une réimplantation de haies localement, tout en étant économiquement viables.

Les bioénergies permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles.

Il est important d’avoir un cadre assurant la durabilité des bioénergies

ValBiom est en faveur de la mise en place d’un système assurant la durabilité de l’ensemble des bioénergies, tels que ceux instaurés pour les biocarburants et bioliquides. La méthodologie recommandée par la Commission en 2010, et confirmée en 2014 dans son état des lieux de la durabilité des combustibles solides et gazeux nous semble appropriée.

Cette méthodologie comprend un calcul de réduction d’émissions de gaz à effet de serre par rapport aux énergies fossiles qui inclut les émissions liées à la production/extraction, le transport des matières et du combustible final, la transformation des matières premières en combustible final et le rendement de l’unité finale. En parallèle, la méthodologie prévoit des mesures pour protéger les zones sensibles d’une extraction de matière qui poserait des problèmes de durabilité. Ces zones sensibles comprennent les tourbières, les zones à haut stock de carbone et les zones à haute valeur de biodiversité.

Cependant, dans de nombreuses régions, des règles permettant d’encadrer la durabilité existent déjà. L’agriculture européenne est en effet soumise à la Politique Agricole Commune (PAC). Cette législation, revue récemment, assure notamment que les productions agricoles sont durables. En ce qui concerne le secteur forestier, chaque Etat Membre a ses règles de gestion permettant d’assurer un certain degré de durabilité.

D’autres systèmes, tels les certifications PEFC ou FSC, permettent des vérifications plus approfondies. Ce type de certifications pourrait être encouragé notamment dans des zones qui semblent plus « risquées ».

Tout ajout de systèmes complémentaires de vérification devrait au préalable considérer la possibilité de reconnaitre les systèmes existants en vue d’éviter une redondance. Cette reconnaissance pourrait éviter d’ajouter des charges administratives peu utiles.

L’importance de la participation de tous les secteurs

La question des changements indirects d’affectation des sols (iLUC) fait débat depuis 2010 dans le secteur des biocarburants. Pour pouvoir réellement atténuer ces impacts, ValBiom est d’avis que tous les secteurs utilisant la biomasse ou utilisant de grandes surfaces doivent faire des efforts pour limiter leurs impacts en terme d’émissions de gaz à effet de serre liés aux changements d’affectation des sols.

Des règles adaptées à la réalité

S’il est crucial de trouver la meilleure solution pour atténuer les risques éventuels liés à l’utilisation des bioénergies, il est également important de définir des règles adaptées à la réalité. En effet, il serait contre-productif de mettre des règles si difficilement atteignables ou créant une charge administrative telle que les entreprises et particuliers intéressés par les énergies renouvelables optent finalement pour des énergies d’origine fossile. Énergies d’origine fossile qui conduisent sans aucun doute à l’augmentation des quantités de dioxyde de carbone dans le cycle naturel du
carbone. Ressources fossiles qui sont aussi épuisables et posent des incertitudes importantes sur la sécurité d’approvisionnement.

Valbiom

Auteur : Laurent ANZALONE – l.anzalone@valbiom.be
Lien vers la réponse complète (en anglais) sur le site de www.valbiom.be

Consulter le ValBiomag de juin 2016


2016/07/04

Les déchets alimentaires de Londres valorisés en biogaz et fertilisant


Source : Bioénergies International



Les déchets alimentaires de Londres valorisés en biogaz et fertilisant

Digesteurs de Willem Biogas à Londres, photo Xergi

Digesteurs de Willem Biogas à Londres, photo Xergi

L’unité de méthanisation de Willen Biogas va permettre la valorisation durable des déchets organiques de Londres. Xergi, l’ensemblier de l’unité de méthanisation, assurera également, pour le compte de son client et pendant les deux prochaines années, l’exploitation du site.

La satisfaction était palpable lorsque Willen Biogas a réceptionné en mai dernier la nouvelle unité de méthanisation. L’unité qui valorise les déchets organiques de Londres tourne à plein régime et produit du biogaz et des fertilisants organiques.

Le projet s’est amorcé en août 2014 avec un calendrier précis permettant d’assurer la réalisation et la mise en service du projet dans les temps.

« Au final, le projet a avancé à un bon rythme et le temps imparti a été respecté. Nous avons même pu produire de l’électricité plus tôt que prévu, de même que le budget a été parfaitement respecté. Aucun doute là-dessus, nous aurons recours à Xergi et son équipe pour notre prochain projet de méthanisation » assure Adrian Williams, l’un des investisseurs du projet.

L’unité de méthanisation a été construite dans la ferme Cattlegate Farm, non loin de Londres, qu’Adrian possède avec ses deux frères Howard et Brian Williams. Parmi les autres investisseurs, il faut compter Mark Lennon, ainsi que le Foresight Group qui gère deux fonds d’investissement ayant investi dans l’unité de méthanisation.

Pré-déconditionnement de biodéchets chez Willen Biogas à Londres, photo Xergi

Pré-déconditionnement de biodéchets chez Willen Biogas à Londres, photo Xergi

Les déchets transformés en énergie renouvelable et en fertilisants

Willen Biogas doit valoriser annuellement 25 000 tonnes de déchets des ménages, de restaurants, d’écoles, d’universités et de l’industrie alimentaire. Les déchets étaient jusque-là mis en décharge engendrant alors des gaz à effet de serre lors de leur décomposition.

L’unité de méthanisation se compose de plus étapes successives. C’est ainsi, qu’avant leur introduction dans la ligne de digestion, les déchets subissent des prétraitements en deux grandes étapes permettant la séparation des emballages et autres corps étrangers. La première consiste à retirer l’emballage et ensuite, la biomasse subit une nouvelle étape de prétraitement visant à séparer les petites particules plus fines et la fraction organique de la biomasse.

Enfin, les déchets organiques sont introduits dans l’unité de méthanisation générant du biogaz utilisé pour la production d’électricité renouvelable. Le procédé de méthanisation transforme en même temps les déchets en fertilisants organiques, aussi appelés digestats, dont la valorisation agricole se fait par les frères Williams sur leur ferme Cattlegate Farm et leur permet ainsi la substitution à des fertilisants chimiques.

Système FlexFeed d'hygiénisation totale avec récupération d'énergie à Londres, photo Xergi

Système FlexFeed d’hygiénisation totale avec récupération d’énergie à Londres, photo Xergi

La chaleur excédentaire est employée pour la concentration du digestat. La concentration du digestat engendre une baisse des coûts de transport et des émissions de CO2 associées. L’eau évaporée est condensée pour être recyclée sur l’unité de méthanisation et permet ainsi d’économiser au maximum sur la consommation en eau de l’unité.

« La France devra se doter de plus d’unités de ce type pour répondre aux enjeux de valorisation de ses déchets organiques et de la production d’énergies renouvelables. On voit à travers cet exemple que la méthanisation est l’outil le plus efficace pour valoriser la matière organique issue des déchets en énergie en fertilisants organiques. Xergi a déjà construit en France des unités permettant la valorisation de biodéchets. A elles seules, ces unités de méthanisation produisent 26 GWh électriques par an. Ce chiffre, certes encourageant, indiquent aussi qu’une marge de progression notable est possible si les engagements pris lors de la COP21 sont tenus » indique Guillaume LOIR, Directeur Exécutif de la filiale Xergi en France.


2016/06/27

Analyse chimique des fauches de bords de route en vue de méthanisation


Source : Bioénergies International



Analyse chimique des fauches de bords de route en vue de méthanisation

Bords-de-route

Dans le cadre du programme CARMEN (CARactérisation des HAP et des métaux dans les herbages fauchés en bord de route pour la MEthanisatioN), l’association AILE, en partenariat avec l’INERIS et le CEREMA, suit actuellement les chantiers d’exportation de fauches de bords de route en Mayenne et dans les Côtes d’Armor.

AILE

Ces fauches sont valorisées sur les unités de méthanisation à proximité des chantiers. Une première campagne de prélèvements a eu lieu début juin pour identifier les risques de transfert de polluants sur des routes à plus ou moins fort trafic (entre 5 000 et 100 000 véhicules/jour). Ces prélèvements ont été réalisés en Mayenne, sur le secteur de Loudéac et sur la rocade rennaise.

Les premiers résultats sont attendus pour la fin de l’été 2016.


2016/06/20

Forexpo 2016 confirme la réalité nouvelle du bois énergie en Aquitaine


Source : Bioénergies International



Forexpo 2016 confirme la réalité nouvelle du bois-énergie en Aquitaine

28000 visiteurs ont parcouru les 3 km de Forexpo 2016, ici devant le stand Vermeer dans le secteur bois-énergie, photo Frédéric Douard

28000 visiteurs ont parcouru les 3 km de Forexpo 2016, ici devant le stand Vermeer dans le secteur bois-énergie, photo Frédéric Douard

Du 15 au 17 juin 2016, s’est tenu à Mimizan dans le département des Landes, FOREXPO, le salon européen de la sylviculture et de l’exploitation forestière, un événement organisé tous les 4 ans. Cette 25èmeédition a accueilli près de 400 exposants et marques représentées, ainsi que 28000 visiteurs français et internationaux sur une boucle de plus de 3 km dans la forêt de pins maritimes qui jouxte l’aérodrome de Mimizan. Sur 70 ha, cinq pôles de la filière forestière étaient représentés : le reboisement, le bois-énergie, l’exploitation forestière, le transport et les services.

Selon les organisateurs du GIE Forexpo, Bruno Lafon, président, et Christian Pinaudeau, directeur, le millésime 2016 a présenté une densité d’offre jamais atteinte jusqu’alors. Et pour le magazine Bioénergie International, présent sur le salon en tant qu’exposant et partenaire presse, nul doute que le bois-énergie a contribué à cette dynamique de l’offre forestière, totalisant pas moins de 20% des professionnels présents sur la boucle 2016.

La dernière déchiqueteuse du constructeur Albach, sur FOREXPO 2016, photo Frédéric Douard

La dernière déchiqueteuse automotrice du constructeur Albach sur le stand Ropa à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Répondant aux questions de Frédéric Douard, Christian Pinaudeau rappelle que le bois-énergie était présent formellement à FOREXPO pour la troisième fois, avec une apparition timide en 2008, renforcée en 2012 et véritablement consacrée en 2016, avec une participation massive des équipementiers de la production de plaquettes, de broyats combustibles (notamment des souches) et du bois de chauffage. Après les salons BOIS ENERGIE et EUROFOREST, FOREXPO rejoint donc la liste des principaux salons français d’extérieur pour la présentation des équipements de mobilisation du bois-énergie.

Démonstration avec une déchiqueteuse Wüst sur le stand SOMTP à Forexpo 2016, photo F. Douard

Démonstration avec une déchiqueteuse Wüst sur le stand SOMTP à Forexpo 2016, photo F. Douard

Le bois-énergie en Aquitaine, la fin d’un tabou

Alors que l’Aquitaine possède le premier massif forestier français et même sud européen, l’ancienne région faisait paradoxalement dans le même temps et depuis de décennies, figure de lanterne rouge française du développement du bois-énergie dans le collectif, le tertiaire et l’industrie hors filière bois. Durant plus de 50 ans, les milieux économiques et politiques locaux, n’ont en effet eu d’yeux bienveillants que pour les activités de sciage, de production de panneaux et de papier.

Sur le stand Noremat, photo Frédéric Douard

Sur le stand Noremat, photo Frédéric Douard

Le département des Landes fut pourtant pionnier dans les années 80 en chauffant une quinzaine de ses collèges au bois. Mais cette dynamique publique, fut largement combattue par les industries locaux, par crainte d’une concurrence sur les approvisionnements.

La valorisation énergétique des souches dans les Landes permet de mobiliser plus de biomasse, photo Frédéric Douard

La valorisation énergétique des souches dans les Landes permet de mobiliser plus de biomasse, photo Frédéric Douard

Pourtant, le bois-énergie n’est absolument pas exigent en qualité de bois et s’accommode fort bien des restes des autres filières : écorces, sciures, branches, souches, mais aussi les bois dépérissants ou les nombreux bois feuillus, forts peu valorisés. Inversement, en Scandinavie, une région forestière d’Europe qui ressemble à l’Aquitaine, très tôt, les industries du bois, scieurs et papetiers, ont pris conscience de la complémentarité des filières, et notamment de l’atout économique que représentaient ces déchets de bois, pour la compétitivité de leurs propres activités, en utilisant eux-même très tôt ces biocombustibles, mais aussi en matière de marché en alimentant les villes en bois déchiqueté et les particuliers en granulés.

Démonstration de broyage et calibrage de souches sur le stand Hantsch à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Démonstration de broyage et calibrage de souches avec des machines Komptech sur le stand Hantsch à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Dans la « vieille » Aquitaine, cette prise de conscience fut tardive, mais l’important est de constater qu’elle se réalise depuis quelques années, pour le plus grand bénéfice de l’économie locale, avec la création de nouvelles richesses, de nouveaux emplois, mais aussi pour la plus grand bénéfice de la propriété forestière qui voit venir, avec ces compléments de revenus et à un moment où les activités traditionnelles sont mises à mal par la mondialisation, le moyen de poursuivre une sylviculture productive et de qualité, une sylviculture capable à la fois de fournir l’industrie du bois et la filière énergie. FOREXPO 2016 fut en ce sens un témoignage de cette nouvelle dynamique forestière, un témoignage de la vivacité de la Nouvelle Aquitaine.


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